La Ligue des droits et libertés écorche l'UQAM et François Blais

Des policiers sont intervenus cette semaine à l'UQAM... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Des policiers sont intervenus cette semaine à l'UQAM contre les grévistes qui perturbaient la tenue des cours à la demande de la direction.

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La Presse Canadienne

La coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés a regardé d'un oeil inquiet ce qui s'est joué, récemment, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Comme bien des observateurs extérieurs, Nicole Filion en est venue à la conclusion qu'«il y a eu une escalade des tensions» au sein de cette institution. Elle a notamment soutenu que cet accroissement des frictions est largement imputable à certains comportements adoptés par la direction de l'établissement qu'elle assimile à de la «répression».

Mme Filion a dénoncé entre autres sa volonté d'expulser une poignée d'étudiants pour leur participation à des activités de perturbation, ainsi que ses efforts fructueux pour obtenir une injonction afin de permettre aux gens n'endossant pas la grève de pouvoir assister à leurs cours.

Selon elle, le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Blais, a lui aussi jeté de l'huile sur le feu lorsqu'il a laissé entendre, en réaction au blocage de portes de l'UQAM, qu'il pourrait désormais être approprié d'adopter la méthode dure. Il avait alors suggéré aux administrateurs universitaires d'expulser deux ou trois étudiants protestataires sur une base quotidienne.

Après avoir cité ces quelques exemples, Nicole Filion a mentionné qu'«il faut reconnaître qu'il y a une entreprise concertée menée de la part de la classe politique et de la direction de l'Université du Québec à Montréal (...) pour casser l'action collective» et pour faire taire «des personnes qui, dans l'ensemble, veulent tout simplement exercer un droit collectif, le droit d'association».

Elle a souligné que la mission de l'institution a ainsi été dénaturée.

«C'était un établissement qui avait été créé pour démocratiser l'accès à l'éducation. On en a fait une entreprise de répression», a-t-elle déploré.

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