L'UQAM renforce sa sécurité

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Le renforcement de la sécurité dans l'université publique semble toutefois déplaire à plusieurs enseignants, qui déplorent une dérive autoritaire de l'UQAM.

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Évoquant une «situation d'urgence où la sécurité des personnes ou des biens est en cause», l'Université du Québec à Montréal a attribué en février un contrat sans appel d'offres à une firme privée, a constaté La Presse.

Selon le document public disponible sur le site consacré aux appels d'offres du gouvernement du Québec, le contrat de «gardiennage d'appoint» est d'une valeur de 500 000$. Il a été accordé «de gré à gré», en vertu d'une exception à la Loi sur les contrats des organismes publics, à l'entreprise Gardium.

Jenny Desrochers, porte-parole de l'UQAM, souligne que l'université avait fait la même chose lors des grèves étudiantes de 2012. Actuellement, près de 25 000 étudiants de l'établissement sont en grève.

«Avec un campus ouvert et accessible par de nombreuses portes, et à proximité de la place Émilie-Gamelin, où un grand nombre de manifestations débutent, l'UQAM prend les mesures appropriées pour sécuriser son campus», indique par courriel Jenny Desrochers.

Mesure critiquée

Le renforcement de la sécurité dans l'université publique semble toutefois déplaire à plusieurs enseignants, qui déplorent une dérive autoritaire de l'UQAM.

André Mondoux, professeur à la faculté de communication, a porté plainte contre une pratique qu'il considère comme abusive. Lors de la levée récente d'un de ses cours, un agent de sécurité lui a demandé de s'identifier, de sortir sa carte et de fournir son matricule. C'était la première fois qu'on lui demandait une telle chose entre les murs de l'université.

«Ce n'est pas acceptable, mon matricule est un renseignement personnel. Est-ce que ça veut dire que les agents peuvent à tout moment exiger que je m'identifie ?», demande le professeur en entrevue avec La Presse. Selon lui, l'augmentation du nombre d'agents attise les tensions entre la direction, les enseignants et les étudiants.

Le professeur à l'École des médias Jean-Hugues Roy abonde dans le même sens. Il conteste également la pertinence d'un tel contrat en période d'austérité gouvernementale et déplore l'attitude du recteur dans ce dossier. «Si Robert Proulx défendait notre établissement, s'il mettait son poing sur la table et disait au gouvernement : "Ça suffit, les coupes, on ne peut plus fonctionner !», nous serions tous derrière lui : employés et étudiants», dit-il.

La direction de l'UQAM nous a fait savoir que la somme évoquée de 500 000$ pourrait s'avérer nettement inférieure, tout dépendant des circonstances.

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