Cours durant une grève étudiante: le dernier mot aux profs

Là où il y aura grève étudiante, les profs de cégeps et d'universités... (Photothèque Le Soleil)

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Louise Leduc
La Presse

Là où il y aura grève étudiante, les profs de cégeps et d'universités donneront-ils néanmoins leurs cours? En tout cas, à l'Université de Montréal et l'UQAM, ce seront les professeurs qui auront le dernier mot.

Échaudé par le printemps 2012, le syndicat de professeurs de l'Université de Montréal a profité de la négociation toute fraîche de sa convention collective pour se protéger et introduire une toute nouvelle disposition selon laquelle il revient dorénavant aux seuls professeurs de décider si les conditions pédagogiques sont réunies pour que le cours soit donné. La convention collective des professeurs de l'Université de Montréal en est à l'entente de principe et elle devrait selon toute vraisemblance être signée à la fin de mars.

Comme l'explique Jean Portugais, président du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal, «s'il y a des perturbations dans des salles de cours, ce sera au professeur d'exercer son jugement professionnel et de trancher».

Certes, les professeurs sont des employés, des employés qui ne se trouvent pas présentement dans une position qui leur permette de faire la grève.

«Néanmoins, le 24 mars, une coalition d'étudiants, de chargés de cours et de professeurs tiendra conjointement un grand rassemblement devant le pavillon principal de l'Université de Montréal», relève M. Portugais.

Pour le reste, M. Portugais reste à l'affût de tout mot d'ordre qui viendrait mettre de la pression sur les étudiants ou les professeurs. «Les gens ont encore le droit de manifester, rappelle-t-il. Un professeur m'a envoyé un courriel qui circulerait dans une faculté précisant que tout cours manqué ne serait pas repris, qu'il n'y aurait pas de session de rattrapage cette fois-ci. Tout ça reste à vérifier et il faut noter que ça ne vient pas du rectorat, mais nous gardons l'oeil ouvert.»

Appui aux étudiants

La présidente du Syndicat des professeurs de l'UQAM, Michèle Nevert, note qu'en cas de grève étudiante, la consigne est toujours la même: le professeur doit se rendre dans sa salle de cours et constater si les conditions permettent ou non de prodiguer l'enseignement prévu.

«L'habitude syndicale fait en sorte qu'on ne franchit pas les lignes de piquetage», souligne-t-elle. En conseil syndical, une résolution d'appui aux étudiants a été votée à l'unanimité. Les 100 professeurs qui l'ont appuyé convient leurs collègues de l'UQAM «à participer massivement à la manifestation nationale du 2 avril 2015 organisée par le mouvement étudiant».

Du côté de la direction de l'UQAM, sa porte-parole, Jennifer Desrochers, dit que la direction cherche à s'assurer que le prochain mouvement de grève «se déroule dans le respect des personnes et des biens. Les employés doivent se présenter au travail et les enseignants doivent se présenter en classe selon l'horaire prévu et être disponibles pour donner leur cours».

Dans le cas où des étudiants voudraient boycotter un cours, précise Mme Desrochers, l'enseignant doit éviter toute situation conflictuelle. À l'UQAM, des mesures de rattrapage de cours sont prévues, au besoin.

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