Austérité: des profs entament leur mobilisation

Les profs ont manifesté, dimanche, à Montréal, contre... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Les profs ont manifesté, dimanche, à Montréal, contre l'austérité.

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Un regroupement de professeurs ont donné le coup d'envoi hier à une semaine de mobilisation afin de dénoncer les politiques du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Environ 250 personnes se sont déplacées pour participer à un « craie-in » du groupe Profs contre l'austérité au parc Émilie Gamelin où les participants étaient invités à écrire sur des cartons noirs. « Pour un printemps ingÉRABLE », « Il est permis de défendre l'éducation à une condition : il faut que ce soit très respectueux», pouvait-on lire.

«Le ras-le-bol est partout dans les écoles, les groupes de femmes, programmes culturels, l'aide social, l'aide au logement, la protection de la faune [...] dans les cégeps, les universités, en santé»

Véronique Laflamme
Co-porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
Les participants au « craie-in », organisé par le groupe Profs contre... (Photo Olivier Jean, La Presse) - image 3.0

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Les participants au « craie-in », organisé par le groupe Profs contre l'austérité, au parc Émilie Gamelin, étaient invités à écrire sur des cartons noirs. 

Photo Olivier Jean, La Presse

Annie Caron, porte-parole des Profs contre l'austérité, a indiqué à La Presse que le groupe s'opposait à la hausse du nombre d'élèves par classe et à la diminution des services offerts aux élèves.

«Depuis déjà plusieurs années, les coupes faites en éducation détruisent le système. Nous les enseignants et les enseignantes vivons au quotidien avec les répercussions de cette boucherie», a déclaré Luce Ste-Marie, professeure de maternelle et membre du collectif Profs contre l'austérité devant la foule.

L'événement est le premier des près de 40 actions qui auront lieu tout la semaine, un peu partout au Québec, à l'invitation de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics qui regroupe environ 85 organisations syndicales, étudiantes ou communautaires.

Si le thème de la mobilisation est l'opposition à l'austérité, les revendications des participants varient grandement, certains militant pour la protection des services publics, d'autres pour l'indépendance du Québec ou la fin des projets d'hydrocarbures.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la Coalition des tables régionales d'organismes communautaires et la Fédération des Femmes du Québec tout comme Manon Massé, député de Québec Solidaire participaient au rassemblement qui s'est ensuite transformé en manifestation symbolique.

«Ce n'est pas surprenant que les revendications ratissent très large, car les mesures d'austérité touchent un ensemble de secteurs», explique Mme Massé.

« Le ras-le-bol est partout dans les écoles, les groupes de femmes, programmes culturels, l'aide social, l'aide au logement, la protection de la faune [...] dans les cégeps, les universités, en santé», a déclaré Véronique Laflamme, co porte-parole de la Coalition.

Mme Laflamme croit que le gouvernement devrait plutôt aller chercher l'argent en luttant contre les paradis fiscaux et en instaurant une taxe une taxe sur le capital des institutions financières, une idée défendue par Québec Solidaire notamment.

Une manif-action est prévue lundi devant le bureau du premier ministre à Montréal. Mme Laflamme n'a pas voulu en dire davantage pour conserver un élément de surprise.

L'ASSÉ vote un plan d'action

Les membres de l'Association pour une solidarité syndicale qui étaient réunis en congrès ce week-end ont adopté un plan d'action pour lutter contre les politiques du gouvernement de Philippe Couillard, ce printemps. L'association a voté une résolution afin que les moyens de pression s'intensifient à partir du 21 mars et que la manifestation nationale qu'elle organise le 2 avril représente un ultimatum. « S'il n'y a pas de changement de ton, on va ensuite travailler à construire un mouvement de grève générale illimité», a affirmé à La Presse la porte-parole de l'association Camille Godbout, en soirée. Un congrès extraordinaire est prévu le 4 et 5 avril afin de discuter de cette question. Près d'une dizaine d'associations étudiantes se sont déjà prononcées en faveur de journées de grèves à partir du 21 mars.

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