Redécoupage des commissions scolaires: Bolduc laisse planer le doute

«Parfois, il faut peut-être dire qu'on va laisser... (Photo André Pichette, La Presse)

Agrandir

«Parfois, il faut peut-être dire qu'on va laisser ça comme c'était», a dit le ministre Bolduc alors qu'il parlait du redécoupage des commissions scolaires et qu'il évoquait le tollé que tout changement scolaire provoquait au sein de la société.

Photo André Pichette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louise Leduc
La Presse

Le gouvernement du Québec est-il en train d'envisager de ne rien changer à la carte des commissions scolaires de Montréal, finalement? Une phrase échappée vendredi par le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, dans un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a laissé planer bien des doutes.

«Parfois, il faut peut-être dire qu'on va laisser ça comme c'était», a dit le ministre Bolduc alors qu'il parlait du redécoupage des commissions scolaires et qu'il évoquait le tollé que tout changement scolaire provoquait au sein de la société.

Parlait-il de Montréal, où le redécoupage pose particulièrement problème et où il ne se traduirait pas par un nombre moindre de commissions scolaires? «En tout cas, c'est comme cela que je l'ai compris et c'est bien ce que j'espère!», a lancé Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal (grande perdante des premiers scénarios sur la table), qui dit avoir sursauté en entendant la réflexion surprenante d'Yves Bolduc.

Intégralité des territoires

Invité à préciser sa pensée par la suite, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a fait dire par son attachée de presse que cette phrase improvisée faisait en fait allusion à sa promesse de respecter l'intégralité des territoires (c'est-à-dire que deux ou plus de deux commissions scolaires ne pourraient être fusionnées que dans leur entièreté et non en partie, ce qu'il avait annoncé à la mi-décembre).

Alors que la nouvelle carte des commissions scolaires était attendue en lever de rideau de la session parlementaire, le gouvernement Couillard tarde à y mettre le point final.

En début d'année, le maire de Montréal, Denis Coderre, a d'ailleurs convaincu le ministre de l'Éducation de surseoir à toute décision concernant Montréal et de repenser à tout cela avec lui et avec Lorraine Pagé, une élue de l'opposition qui a longtemps dirigé la Centrale de l'enseignement du Québec. La composition du comité Coderre n'a toujours pas été précisée.

Yves Bolduc chahuté

La présence annoncée d'Yves Bolduc, invité à prononcer un discours sur la réussite scolaire devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a amené différents syndicats représentant les enseignants à manifester, de même que des étudiants.

Pendant de longues minutes, ils ont chahuté dans le complexe Desjardins, encerclant l'endroit de bannières sur lesquelles il était écrit «L'école à bout de bras».

Trompant la vigilance policière, des manifestants sont arrivés à entrer dans la salle même où le ministre Bolduc donnait son allocution.

Assurant n'être aucunement décontenancé, le ministre Bolduc a lancé, à son retour au micro: «J'accepte très bien qu'on puisse manifester, tant que ça se fait dans l'ordre.»

Austérité dénoncée

L'Association des étudiants de la faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM a soutenu par voie de communiqué que c'étaient les siens qui s'étaient invités au discours.

«Le ministre prétend que la réussite des élèves lui tient à coeur, nous sommes venus lui dire que ses mensonges et son austérité nous donnent mal au coeur!», a déclaré Xavier Dandavino, porte-parole de cette association étudiante.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer