Éducation: l'APNQL demande au vérificateur général d'enquêter sur Ottawa

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Le chef de l'APNQL, Ghislain Picard

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Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) se tourne vers le vérificateur général du Canada pour s'en prendre aux pratiques du gouvernement fédéral en matière d'éducation.

L'Assemblée et le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) ont remis un dossier à Michael Ferguson dans lequel ils détaillent six cas qui, selon eux, prouvent la mauvaise gestion d'Ottawa. Ils demandent au vérificateur général d'ouvrir une enquête.

Ils soulignent, entre autres, des retards dans le transfert de fonds, des retards dans les confirmations des programmes scolaires ainsi que des changements majeurs, sans préavis, à ces programmes.

Le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, parle de «mesures abusives» de la part du ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord. «Nous demandons au Vérificateur général de procéder à une étude minutieuse du dossier que nous lui soumettons», écrit le chef Picard dans un communiqué publié jeudi.

Au bureau de M. Ferguson, on confirme que la demande d'enquête a été reçue et était étudiée, jeudi. Comme à son habitude, le vérificateur n'annonce pas d'avance les audits qu'il planifie.

L'appel pour une enquête était accompagné d'une attaque en bonne et due forme contre le gouvernement Harper.

Le chef de Kitigan Zibi, Gilbert Whiteduck, accuse le gouvernement de «faire tout en son pouvoir pour pousser les Premières Nations à l'échec».

«Il met sciemment en place des pratiques qui compromettent sérieusement la mise en oeuvre des programmes destinés à l'éducation de nos jeunes», accuse le chef Whiteduck.

Un conflit entre le gouvernement et les groupes autochtones au sujet de la réforme de l'éducation a forcé la démission, en mai dernier, de Shawn Atleo qui était à la tête de l'Assemblée des Premières Nations. Depuis, Ottawa a mis en veilleuse le projet de loi C-33 qui aurait instauré cette réforme.

Celui qui a remplacé M. Atleo, Perry Bellegarde, s'est exprimé dans la déclaration faite par l'APNQL, jeudi, pour s'en prendre, lui aussi, au gouvernement fédéral.

«Le sous-financement du Canada pour les programmes d'éducation et pour d'autres services essentiels se traduit par un classement beaucoup plus faible des enfants et des familles des Premières Nations à l'indice de développement humain de l'ONU», a-t-il soutenu.

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