Hausses «inacceptables» de rémunération à la commission scolaire Marie-Victorin

D'une même voix, le gouvernement Couillard et la Coalition avenir Québec (CAQ)... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Louise Leduc
La Presse

D'une même voix, le gouvernement Couillard et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont dénoncé les hausses de rémunération de 14% que se sont votées cette semaine les commissaires de la commission scolaire Marie-Victorin.

La Presse a rapporté hier que par l'entremise de deux résolutions très floues et très mal expliquées dans l'ordre du jour du conseil des commissaires, les commissaires de cette commission scolaire de la Rive-Sud avaient fait passer la somme de base versée à chacun d'eux de 9416,53 à 10 746,44$.

Seuls deux commissaires, dont la présidente de la commission scolaire, Carole Lavallée, ont voté contre les deux résolutions à l'appui de ces hausses.

«C'est légal, mais dans le contexte actuel, c'est inacceptable, a réagi hier Yasmine Abdelfadel, attachée de presse du ministre Yves Bolduc. À l'heure où on demande aux commissions scolaires de donner la priorité aux services aux élèves, il est très préoccupant que des commissaires scolaires s'octroient des augmentations de cet ordre.»

Jean-François Roberge, critique de la CAQ en matière d'éducation, s'est montré tout aussi outré. «Les taxes scolaires à Marie-Victorin ont augmenté de 9% cette année et de 15,4% l'an dernier. Dans ce contexte, je n'arrive pas à croire que les commissaires aient pu très majoritairement voter pour cela. [...] On dirait que les commissions scolaires font tout pour se saborder.»

Ces hausses de salaire, qui étaient très vaguement annoncées dans l'ordre du jour, «me rappellent le boni [d'après mandat] aux hauts dirigeants qui viennent d'être votés en catimini à l'Université Laval».

Le Soleil a mis au jour cette affaire au début de décembre. L'Université Laval a refusé de lui transmettre la grille de bonis, l'invitant à faire une demande d'accès à l'information si elle voulait l'obtenir.

L'Université Laval était tenue de faire approuver au préalable ce type de bonis par Québec. Elle n'en a rien fait. Le ministre Yves Bolduc ignorait tout de ces bonis.

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