Le tour du monde pour remplir des écoles

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Louise Leduc
La Presse

Disant vouloir ainsi compenser la perte de jeunes anglophones dans ses écoles, une commission scolaire de l'Estrie a mandaté l'une de ses employés pour qu'elle parte plusieurs fois par année à l'extérieur du pays recruter des élèves étrangers.

Eva Lettner, directrice du programme des élèves internationaux et de l'Institut mondial d'apprentissage de la commission scolaire Eastern Townships, a ainsi pris part en octobre à la mission commerciale de Philippe Couillard en Chine. Elle a ensuite poursuivi son voyage en Allemagne, en Espagne et en Croatie, en un périple qu'elle évalue à environ 8000$.

En février, elle entreprendra son troisième voyage au Mexique et elle compte aussi se rendre au Brésil.

Le voyage en Chine, comme les autres, ne figure pas à l'ordre du jour des séances du conseil des commissaires de la commission scolaire Eastern Townships. «L'autorisation de participer aux missions de recrutement m'est déléguée du directeur général, (en vertu du) budget de recrutement approuvé par le conseil des commissaires».

Le fruit de ces voyages est partagé avec deux autres commissions scolaires de la région. Soixante-dix élèves étrangers - dont 40 sont Chinois - étudient en Estrie cette année.

Interrogée sur la motivation de la commission scolaire, Mme Lettner indique en premier lieu qu'il s'agit «de promouvoir les compétences du XXIe siècle (...) dans un contexte de globalisation».

Plus tard dans l'entrevue, elle mentionnera que c'est aussi là une façon de «compenser la perte d'élèves anglophones».

Si les voyages sont fréquents, c'est parce qu'il est essentiel, dit-elle, «d'entretenir des relations avec nos agents et d'en recruter d'autres. Si on n'est pas visibles sur le marché, les gens nous oublient», insiste Mme Lettner.

Le développement de marché fait-il partie de la mission des commissions scolaires? «On a besoin d'élèves et l'internationalisation est notre priorité», répond Mme Lettner, qui précise que la commission scolaire dégage par ces activités entre 40 000$ et 50 000$ par année.

Deux employés de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys - son directeur général Yves Sylvain et son directeur aux entreprises et à la formation continue, Martin Graton - ont eux aussi pris part à la mission commerciale en Chine, en octobre.

Selon M. Graton, les profits dégagés de la recherche d'élèves étrangers ne sont pas substantiels dans sa commission scolaire. L'intérêt d'attirer des élèves étrangers réside davantage, a-t-il ajouté, «dans la valorisation du personnel» et dans la volonté «de diffuser l'expertise québécoise».

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