Financer davantage le privé pour économiser

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Selon la Fédération des établissements d'enseignement privés, l'État économiserait 150 millions par année si on transférait 3% des élèves des commissions scolaires vers des écoles privées subventionnées.

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Pour réduire les dépenses en éducation, Québec devrait financer davantage d'écoles privées et leur offrir des subventions pour accueillir les élèves en difficulté.

C'est du moins ce que suggère la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) dans un rapport déposé ces derniers jours à la Commission de révision permanente des programmes du gouvernement du Québec.

Dans les secteurs qui connaissent une forte croissance démographique, le gouvernement devrait, selon la FEEP, lever le moratoire sur l'octroi d'agrément aux fins de subventions pour les écoles privées. Les besoins seraient donc réduits dans le réseau public, où chaque élève coûte plus cher à l'État.

«Si le gouvernement veut vraiment économiser, ce n'est pas en coupant dans le privé, parce que ces élèves-là vont aller au public et que ça va coûter plus cher», résume le président de la FEEP, Jean-Marc St-Jacques, qui rappelle que le gouvernement a sabré 14 millions cette année dans les allocations aux écoles privées.

Jean-Marc St-Jacques cite l'exemple d'une école privée non subventionnée de Boisbriand, qui peine à boucler son budget. «Dans les bassins de population où l'État doit construire des établissements, n'y aurait-il pas lieu d'accorder un permis à une école par secteur?», demande-t-il.

Selon la FEEP, l'État économiserait 150 millions par année si on transférait 3% des élèves des commissions scolaires vers des écoles privées subventionnées.

Élèves en difficulté

Autre proposition de la FEEP: Québec pourrait offrir un financement supplémentaire aux écoles privées pour accueillir les élèves en difficulté, comme c'est le cas dans le réseau public. L'État pourrait leur donner 60% de la subvention offerte au public. Actuellement, environ 10% des élèves qui fréquentent le privé sont en difficulté.

Cette mesure n'entraînerait-elle pas des dépenses supplémentaires pour l'État?

«Effectivement, pour les élèves en difficulté qui fréquentent déjà le privé, il y aurait un certain coût, convient Jean-Marc St-Jacques. Mais quand on regarde l'ensemble des élèves en difficulté qu'on pourrait ainsi dégager du public, qui n'a plus les moyens d'ajouter des services pour les soutenir, on pourrait économiser.»

Pour économiser, croit quant à elle la Fédération autonome de l'enseignement, Québec devrait au contraire supprimer ses subventions aux écoles privées.

En cessant de financer l'école privée, estime son président, Sylvain Mallette, l'État dégagerait les fonds nécessaires pour accueillir les élèves qui reviendraient au public et engendrerait même des économies de 82 millions par année. M. Mallette se base sur une étude commandée par la FAE en 2009.

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