Les responsables de services de garde manifestent

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Plus d'un millier de responsables de services de garde en milieu familial en grève se sont présentées devant les bureaux montréalais du premier ministre Philippe Couillard, lundi.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

C'est avec tambours et trompettes, quelques enfants et une machine à bulles que plus d'un millier de responsables de services de garde en milieu familial en grève se sont présentées devant les bureaux montréalais du premier ministre Philippe Couillard, lundi.

Au même moment, un autre groupe d'entre elles se présentait devant l'Assemblée nationale à Québec.

«Nous sommes déterminées à faire reconnaître la valeur de notre travail», a déclaré Kathleen Courville, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ.

Quelque 13 600 de ces travailleuses en petite enfance membres de la CSQ tenaient une journée de grève nationale à la suite d'une série de grèves régionales déclenchées au cours des dernières semaines. Leurs collègues syndiquées à la CSN, elles, ne sont pas en grève.

Les négociations piétinent depuis plus d'un an entre Québec et les responsables de services de garde, qui réclament d'être payées pour les 50 heures qu'elles travaillent par semaine, plutôt que les 35 heures reconnues par le gouvernement.

«La Loi (sur la représentation des responsables de services de garde) est claire là-dessus et, de là, sur la reconnaissance des 50 heures qui sont réellement travaillées par les responsables de service de garde. On parle de 10 heures par jour en présence d'enfants, 50 heures par semaine. Je ne connais pas beaucoup de travailleurs qui seraient prêts à faire 15 heures de bénévolat chaque semaine», a fait valoir Mme Courville.

Une nouvelle rencontre de négociation est prévue ce mercredi.

Jusqu'ici, les syndiquées n'ont obtenu qu'une légère bonification de leur paie de vacances, mais aucun déblocage n'a été constaté quant à la rémunération.

Les représentantes syndicales se disent toutefois ouvertes à l'exploration de nouvelles voies de négociations pour conclure une entente.

«Nous avons proposé diverses solutions. Nous sommes prêtes à étaler le rattrapage, comme les médecins, par exemple, a expliqué Kathleen Courville. Nous proposons diverses solutions, mais il est temps que le ministère de la Famille et le gouvernement provincial fassent leur part.»

D'autres journées de grève sont prévues si aucun progrès n'est réalisé à la table de négociation.

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