Université de Sherbrooke: les chargés de cours envisagent la grève

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Le président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke, André Poulin, a indiqué qu'il n'était pas en mesure de préciser à quel moment ses membres pourraient débrayer car, pour l'instant, aucun échéancier précis n'a été fixé.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

La situation risque de s'envenimer à l'Université de Sherbrooke. Les chargés de cours de cet établissement s'impatientent car les négociations entourant le renouvellement de leur convention collective tardent à aboutir.

Ils ont déjà commencé à recourir à de l'affichage afin de faire connaître leurs revendications, mais ils n'excluent pas de durcir le ton éventuellement et de déclencher une grève.

En entrevue à La Presse Canadienne, lundi, le président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke, André Poulin, a indiqué qu'il n'était pas en mesure de préciser à quel moment ses membres pourraient débrayer car, pour l'instant, aucun échéancier précis n'a été fixé.

Il a cependant souligné que les pourparlers avec la partie patronale ont commencé en décembre 2013 et que l'insatisfaction des membres a crû au fil du temps.

M. Poulin a ajouté qu'il «doute de la bonne volonté de l'employeur» puisque, selon lui, depuis le début des négociations, «le dialogue n'a presque pas évolué».

Il a précisé que, malgré ce piétinement, ses quelque 2500 membres continuent de tenir mordicus à obtenir «une plus grande reconnaissance professionnelle» en ayant davantage la possibilité de siéger dans les divers comités décisionnels de l'Université de Sherbrooke. André Poulin a dit qu'actuellement, les «chargés de cours y sont très peu représentés» et ceux qui s'y retrouvent «ont souvent été nommés par la direction».

Sur le plan de la rémunération, il a entre autres soutenu que les chargés de cours «embauchés à forfait» exigent un rattrapage salarial. M. Poulin a mentionné qu'une pareille amélioration de leurs conditions s'impose car ces derniers «sont de loin sous-payés comparativement à leurs confrères des autres institutions et par rapport aux autres groupes professionnels de l'Université de Sherbrooke».

André Poulin a affirmé avoir plaidé à plusieurs reprises en faveur de l'organisation «d'un blitz de négociations» mais il a souligné qu'à ce jour, sa demande «est demeurée sans réponse».

Selon lui, une rencontre de conciliation doit se tenir mercredi prochain.

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