Le milieu scolaire prêche pour la maternelle à 4 ans

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a tenu... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a tenu à réitérer l'importance du niveau préscolaire dans le parcours de l'enfant.

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Alain Martineau
La Presse Canadienne

À l'unisson, divers intervenants du milieu scolaire ont livré dimanche un vibrant plaidoyer en faveur de la maternelle 4 ans à temps plein dans le parcours de l'enfant.

Alors que le ministre de l'Éducation rappelle que le réseau vivra de grandes transformations dans les prochaines années (il en dira davantage après les élections scolaires du 2 novembre), Yves Bolduc a tenu à réitérer l'importance du niveau préscolaire dans le parcours de l'enfant dans le cadre de la 6e Semaine de l'école publique, qui se déroule sous le thème «Le préscolaire: le début d'une grande aventure», du 28 septembre au 4 octobre.

«C'est la raison pour laquelle nous poursuivons l'implantation de la maternelle à 4 ans dans les milieux défavorisés, a indiqué le ministre. Dès leurs premiers pas à l'école, nous devons éveiller la curiosité des élèves et les aider à développer leur autonomie», a-t-il dit.

De son côté, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) soutient que le préscolaire favorise grandement la réussite scolaire et sociale des enfants, dès leurs premiers pas dans le réseau.

La porte-parole de l'événement en 2014, la comédienne et animatrice Claire Pimparé, a cité en exemple un enfant qui en apprendra beaucoup en socialisant tôt dans sa vie.

«Parfois, dit-elle, des enfants partent de très loin. Certains ont de la difficulté à monter ou descendre un escalier. Ou un enfant qui n'est pas capable d'attacher ses lacets. Il arrive dans la classe des 4 ans et ils voient les autres. Il va se dire qu'il est capable d'en faire autant si les autres le font. Sociabiliser, amener l'enfant à avoir confiance en lui, les premiers pas vers la responsabilisation, vers l'autonomie, vers la confiance en soi, c'est ça, la maternelle 4 ans temps plein» a mentionné l'ancienne comédienne de la série pour enfants, Passe-Partout, qui a fait leurs belles heures de Télé-Québec.

Claire Pimparé a soutenu aussi que les parents sont aussi gagnants. «Et c'est aussi donner une ressource aux parents, a-t-elle mentionné. Certains ne savent pas quoi faire, ils se demandent où aller pour avoir de l'aide. Là, ils vont être encadrés. Il y a des enseignants, des spécialistes, des orthopédagogues. On va pouvoir déceler ce qui se passe à 4 ans et l'enfant sera en confiance pour plus tard. Alors, c'est maintenant qu'il faut prévenir pour les amener à bon port. Il arrivera au primaire avec un maximum de connaissances et un minimum de problématiques» a analysé Mme Pimparé.

Le vice-président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Richard Flibotte, participait aussi au lancement de la semaine, estimant de son côté que l'implantation de la maternelle se déroule bien. «Avec cette deuxième rentrée scolaire, dit-il, le service est maintenant bien implanté dans la majorité des commissions scolaires».

L'implantation de la maternelle à 4 ans temps plein en milieu défavorisé est complémentaire aux services existants, soit le programme Passe-Partout, la maternelle à 4 ans à demi-temps ainsi que la maternelle à 5 ans temps plein.

Enfin, la FAE va remettre jeudi un prix hommage à la comédienne Kim Yaroshevskaya, qui a créé et interprété le rôle de Franfreluche à Radio-Canada.




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