Le milieu de l'éducation inquiet du prochain budget

La Commission scolaire de Montréal dit avoir atteint... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

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La Commission scolaire de Montréal dit avoir atteint «un point de non-retour».

Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

Louise Leduc
La Presse

Le milieu de l'éducation - commissions scolaires, syndicats, représentants de parents - attend avec grande inquiétude le premier budget du gouvernement Couillard, mercredi.

La Commission scolaire de Montréal a notamment lancé un signal d'alarme ce matin, disant avoir atteint «un point de non-retour».

«Les compressions anticipées vont mettre à mal notre école publique», a déclaré Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM.

Impossible de couper davantage sans réduire les services directs aux élèves, a-t-elle poursuivi, soulignant que la CSDM est déjà en mode coupes. 

«Depuis trois ans, nous avons fait nos devoirs avec un plan de retour à l'équilibre budgétaire, a fait observer Mme Harel-Bourdon. Cela s'est traduit, entre 2012 et 2014, par une abolition de postes administratifs représentant 12 millions.»

Pour l'année 2014-2015, la présidente de la CSDM s'attendait à un déficit de 16 millions, mais elle redoute que le budget austère que l'on annonce cette semaine ne vienne empirer davantage la situation.

«Il n'y a plus de gras à couper et les parents en ont marre de devoir se battre pour avoir droit à des services», a dit Jacques Dionne, commissaire à la CSDM.

Marie-Josée Lapointe, mère d'un fils trisomique et présidente du comité consultatif sur les élèves présentant des besoins particuliers, craint que les élèves soient de moins en moins encadrés.

Parce qu'il souffre d'une déficience et de problèmes de langage graves, son fils, qui a aujourd'hui 14 ans, n'a jamais vu d'orthophoniste.

Le danger, selon Mme Lapointe, c'est que des enfants moins lourdement handicapés que son fils soient de plus en plus nombreux à être laissés pour compte.

Par voie de communiqué, la Fédération des commissions scolaires du Québec a aussi dit son ras-le-bol ce matin. Selon sa présidente Josée Bouchard, «on ne peut plus faire d'économies d'échelles sans affecter les services aux élèves et sans hausser les taxes scolaires».

Plus de la moitié des commissions scolaires au Québec ont encore un déficit d'opération, a-t-elle précisé.




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