Les étudiants ontariens veulent l'aide des Québécois

La fédération ontarienne rappelle qu'elle s'était montrée solidaire... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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La fédération ontarienne rappelle qu'elle s'était montrée solidaire des étudiants québécois en 2012, lors du printemps érable, et espère profiter à son tour du même appui.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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La Presse Canadienne
Ottawa

Les étudiants ontariens subiront d'importantes hausses des frais de scolarité et espèrent obtenir l'appui de leurs collègues du Québec pour contrer de nouvelles vagues d'indexation.

Sarah Jayne King, présidente de la Fédération canadienne des étudiants de l'Ontario (FCÉÉ-Ontario), a précisé que depuis 2006, les frais de scolarité ont bondi de 71 % dans cette province. Le gouvernement libéral ontarien a par ailleurs annoncé que les frais continueront de croître de trois à cinq pour cent par année pour les quatre prochaines années.

La FCÉÉ en conclut que sous le règne libéral, la hausse des frais de scolarité atteindra le seuil de 108 %.

Sarah Jayne King observe que le recours aux banques alimentaires s'est accru sur les campus et que la moyenne de l'endettement d'un étudiant qui a fait quatre années d'études se chiffre à 37 000 $, selon les données de la FCÉÉ.

Plus de 60 députés provinciaux ont été rencontrés par les étudiants ontariens qui ont déposé un plan pluriannuel pour réduire les frais de scolarité sans pour autant entraîner de coût supplémentaire pour le gouvernement. Cette proposition est restée lettre morte.

La FCÉÉ consultera ses membres afin d'envisager divers scénarios de mobilisation. Un processus démocratique est en cours pour définir un plan d'action et d'éventuels moyens de pression.

La fédération ontarienne a souligné qu'elle s'était montrée solidaire des étudiants québécois en 2012 et elle espère maintenant profiter du même appui à son tour, soulignant que les hausses des frais de scolarité risquent de rendre les études postsecondaires inatteignables pour plusieurs Ontariens à faibles et à moyens revenus.

«Pendant la grève au Québec, les étudiants de l'Ontario et de partout au Canada ont été solidaires. Nous voulons voir la solidarité pour nous aussi, mais pas la question de la violence, par exemple», a ajouté Sarah Jayne King.

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