Courchesne «ouverte» aux cours de natation au primaire

Des projets-pilotes de cours de natation testés à... (photo Stéphane Champagne, archives La Presse)

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Des projets-pilotes de cours de natation testés à Québec, à Yamachiche et à Louiseville ont connu un énorme succès auprès des enfants.

photo Stéphane Champagne, archives La Presse

Vincent Larouche
La Presse

Pour diminuer le nombre de noyades au Québec, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, s'est dite «ouverte», mardi, à l'idée de financer un programme particulier de natation pour les élèves de troisième année, comme le recommandent un nombre croissant de coroners.

«C'est sûr qu'on est ouverts. Il y a eu des projets-pilotes assez concluants et maintenant, le dossier est en analyse au Ministère quant à la faisabilité du projet», a expliqué l'attachée de presse de la ministre, Kimblery Labar, lorsque jointe par La Presse.

Le programme en question, «Nager pour survivre», a été créé par la Société de sauvetage. Il consiste en trois séances d'une heure à la piscine. Les élèves sont amenés à pratiquer une entrée en culbute dans l'eau, afin de recréer la sensation de désorientation ressentie lorsqu'une personne tombe à l'eau accidentellement. Ils doivent aussi tenter de se maintenir à la surface 60 secondes et nager deux longueurs de piscine.

«Quand on demande dans une classe de troisième année qui sait nager, on a 20 ou 22 mains qui se lèvent. Puis on les emmène à la piscine, et en moyenne on a quatre élèves qui réussissent du premier coup les exercices», raconte Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage. Celui-ci est convaincu que certaines noyades pourraient être évitées grâce à de tels cours.

Les projets-pilotes testés à Québec, à Yamachiche et à Louiseville ont connu un énorme succès auprès des enfants, des parents, des enseignants et des directions d'école, affirme M. Hawkins. Celui-ci espère que le gouvernement débloquera sous peu des fonds afin d'offrir le programme à toutes les écoles qui le demanderont.

«On souhaiterait que le Ministère donne une réponse assez vite pour tenter d'implanter le programme pendant la prochaine année scolaire chez ceux qui le veulent», dit-il.

M. Hawkins souligne que de tels programmes existent déjà en Ontario et dans plusieurs autres provinces, où des dizaines de milliers d'enfants ont appris à se maintenir à la surface en cas de chute dans un cours d'eau.

En mai dernier, les coroners Luc Malouin et Frédéric Boily ont d'ailleurs recommandé au Ministère d'intégrer le programme Nager pour survivre au programme scolaire des écoles primaires, «afin que les enfants possèdent les compétences minimales pour faire face à une situation d'urgence dans l'eau et évitent ainsi la noyade».

Leurs rapports faisaient suite aux enquêtes sur la mort de deux frères de 5 et 8 ans au Saguenay-Lac-Saint-Jean et d'un adolescent de 16 ans dans les Laurentides.

Entre 2008 et 2012, trois autres coroners avaient fait la même recommandation après des enquêtes surdes noyades.

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