Droits de scolarité élevés: le Québec déjà dans les premiers

Le Québec fait déjà partie des pays où les droits de scolarité sont élevés.... (Photo: La Presse)

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Mathieu Perreault
La Presse

Le Québec fait déjà partie des pays où les droits de scolarité sont élevés. Seulement le tiers des pays de l'OCDE affichent des droits de scolarité de plus de 1500$ US pour les universités publiques, la limite retenue par l'organisme international pour la catégorie des droits élevés. En Amérique du Nord, cependant, le Québec est bon dernier parmi tous les États américains et les provinces canadiennes.

La hausse prévue fera passer les droits de scolarité universitaires au Québec de 2168$ à 3793$ d'ici 2016-2017. En Amérique du Nord, actuellement, seuls la Floride (3452$ US), le Wyoming (3162$ US) et Terre-Neuve-et-Labrador (2624$) sont sous le niveau qu'atteindra le Québec d'ici six ans. Le Vermont détient la palme des droits de scolarité les plus élevés avec 12 008$ US, mais quatre autres États dépassent les 10 000$ US.

Les trois pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) où les droits de scolarité étaient les plus élevés en 2011 sont la Corée du Sud (5312$ US), les États-Unis (6312$ US) et le Royaume-Uni (4840$ US). L'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada (5138$ CAN) suivent peu après. Huit des 34 membres de l'OCDE offrent une scolarité gratuite dans les universités publiques.

«La gratuité universitaire est une tradition de l'Europe continentale, tout particulièrement en Scandinavie, où l'État paie souvent les étudiants pour qu'ils aillent à l'université», explique Jean-Daniel LaRock, économiste à l'OCDE, en entrevue depuis Paris.

Des droits de scolarité élevés limitent-ils l'accès à l'éducation? «Pas s'il y a un bon système d'aide gouvernementale, dit M. LaRock. Aux États-Unis, par exemple, le quart des étudiants universitaires ont droit à des bourses gouvernementales et moins du quart n'ont aucune aide. Si les frais de scolarité sont très élevés, il faut aussi un programme de remboursement modulé en fonction des revenus, avec la possibilité d'effacer le prêt après un certain temps pour éviter de payer une fortune en intérêts.»

L'un des problèmes du programme de prêts et bourses au Québec, c'est qu'il n'est pas accessible aux étudiants issus de la classe moyenne au baccalauréat: le gouvernement considère que les parents qui en ont les moyens doivent payer le coût de l'éducation de leurs enfants, même si ces derniers n'habitent pas avec eux - à moins qu'ils n'aient un époux ou un conjoint de fait. Est-ce un problème courant? «Je n'ai jamais entendu parler d'une telle disposition», dit M. LaRock.

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