Apprendre dans une classe de l'avenir

Daphné Demers, Sonia Rudan et Marylou Forcier, toutes... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

Agrandir

Daphné Demers, Sonia Rudan et Marylou Forcier, toutes trois élèves en première secondaire, travaillent sur un tableau blanc interactif installé dans leur classe à l'école Dalbé-Viau, de Lachine.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Papiers, livres et cahiers ont pratiquement disparu de la classe de première secondaire de l'école Dalbé-Viau, à Lachine. Ici, les élèves travaillent avec six tableaux blancs interactifs et disposent tous d'un ordinateur portable.

En ce début d'après-midi, le cours de sciences bat son plein. Réunis en petits groupes devant les écrans blancs qui couvrent les murs de la classe, les élèves discutent, échangent, s'animent. Du bout du doigt, l'un d'eux glisse un mot dans une catégorie, hésite, se ravise. Un autre clique sur le mot en question pour valider sa définition.

«C'est de la pédagogie interactive», explique Éric Durocher, enseignant de sciences, mais aussi coordonnateur du Programme d'enrichissement des apprentissages informatisés (PEAI).

Le programme est en fait un projet-pilote qui s'est amorcé cet automne et qui s'échelonne de la première à la troisième secondaire. Près de 80 000$ ont été investis pour acheter le matériel et aménager la classe. Le programme pédagogique des différentes matières a été adapté et informatisé. Le travail d'équipe et l'interaction sont préconisés. La direction de cette école de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys fait le pari que c'est plus motivant pour les élèves et que cela facilitera leur apprentissage.

En sciences, par exemple, «cette interaction va faire en sorte que, lorsque l'élève va comprendre que la masse volumique est une propriété caractéristique de la matière, il va s'en souvenir toute sa vie parce qu'il y a eu tout un cheminement pour y arriver», souligne M. Durocher.

La technologie est omniprésente dans la vie des adolescents. Rares sont ceux qui ne disposent pas d'un ordinateur à la maison. Mais pour plusieurs d'entre eux, la technologie reste un gadget qui leur permet d'aller sur Facebook et MSN ou de jouer à des jeux vidéo.

«Avec un ordinateur, les élèves vont s'amuser à Angry Birds, mais ils ne sont pas rendus à penser que c'est aussi un outil pour travailler, pour apprendre. C'est notre rôle de le montrer aux élèves», croit M. Durocher.

La direction de l'école mise beaucoup sur les nouvelles technologies pour susciter l'intérêt des élèves et favoriser leur apprentissage. Dans une classe en prolongement de cycle, tous les élèves ont ainsi été munis d'un ordinateur portable. Un projet-pilote qui a augmenté la motivation des élèves et réduit le taux d'absentéisme. La majorité des classes de l'école possède également un tableau blanc interactif, souligne le directeur de l'école Dalbé-Viau, Jean-Pierre Amesse.

Quant au PEAI, la classe est entièrement technologique. Le pari semble fonctionner. Les élèves se disent plus motivés. «Ça rend les travaux beaucoup plus agréables à faire. De toute façon, on est tous sur notre ordinateur à la maison», dit Noémie Clément, élève de première secondaire inscrite au PEAI.

Même pour écrire, les élèves préfèrent le clavier au crayon. «On travaille beaucoup plus vite, c'est plus rapide, on se corrige, il y a un dictionnaire», renchérit Youri St-Ours.

Quant aux parents, ils n'ont pas besoin d'être des as de l'informatique pour accompagner leurs enfants. «Il n'est pas nécessaire qu'ils aident leurs enfants avec les boutons. Il faut plutôt les accompagner dans la réflexion, comme pour un devoir sur papier», explique M. Durocher.

Les élèves inscrits au programme doivent d'ailleurs suivre deux cours de plus, afin d'apprendre à travailler avec Word et Excel, notamment et se débrouiller en informatique.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer