Élèves handicapés ou en difficulté: la FAE s'entend avec Québec

Québec a consenti 32 millions en quatre ans... (Photo: Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Québec a consenti 32 millions en quatre ans pour différentes mesures visant à soutenir les enseignants, dont 6 millions pour les plans d'intervention.

Photo: Martin Chamberland, Archives La Presse

Dans un dernier sprint de négociations, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) s'est entendue hier avec Québec concernant l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté. Mais la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) a rejeté l'offre massivement.

«Nous sommes très heureux d'avoir pu nous entendre avec la FAE», a dit à La Presse la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Cette entente apportera «des bénéfices aux enfants et aussi beaucoup de bénéfices aux enseignants».

Le comité paritaire sur l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage ou d'adaptation (EHDAA) a été créé dans la foulée de la dernière convention collective. L'automne dernier, les différents acteurs du milieu de l'éducation se sont réunis pour discuter de la délicate question de l'intégration. Le comité a commencé ses travaux en décembre. Un conciliateur a été nommé en février dernier, et les parties avaient jusqu'au 1er juin pour s'entendre.

«Nous avons fait des gains importants», a souligné le président de la FAE, Pierre St-Germain, au sujet de l'entente de principe. Les syndicats locaux affiliés à la FAE doivent encore approuver cette entente, mais l'optimisme régnait, hier.

Selon la FAE, qui représente environ le tiers des enseignants de la province, les négociations ont permis de déterminer des paramètres quant à l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté dans les classes ordinaires.

Québec a consenti 32 millions en quatre ans pour différentes mesures visant à soutenir les enseignants, dont 6 millions pour les plans d'intervention. Québec promet aussi la mise sur pied de classes-pilotes à temps plein pour les enfants de 4 ans issus de milieux défavorisés.

C'est une victoire pour la FAE puisque, dès le début des travaux, la ministre avait clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de budget supplémentaire pour l'intégration des élèves. «Nous avons fait la démonstration qu'il fallait investir», s'est réjoui M. St-Germain.

De son côté, Mme Beauchamp a déclaré que les 32 millions représentent «un ajout raisonnable et nécessaire».

Rejet massif à la FSE

Si une entente de principe a été conclue avec la FAE, ce n'est pas le cas de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), qui a rejeté massivement l'offre hier.

La FSE est d'avis que les résultats des travaux ne correspondent pas au mandat qui avait été fixé et n'amélioreront ni le soutien aux élèves ni le travail des enseignants. Le syndicat souhaitait notamment une définition de «contrainte excessive» et des balises plus précises, notamment en ce qui a trait au maximum d'élèves handicapés ou en difficulté qui peuvent être intégrés à un groupe.

«Les canaux de communication sont toujours ouverts», a indiqué la ministre Beauchamp, qui souhaite toujours parvenir à une entente.

Comme la date butoir est atteinte, ce sera maintenant au conciliateur de formuler des recommandations à la ministre. Mme Beauchamp promet de nouvelles lignes directrices en matière d'intégration pour la prochaine rentrée scolaire.




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