Les jurés ne s'entendent toujours pas après sept jours

Luka Rocco Magnotta... (PHOTO PRÉSENTÉE À LA COUR)

Agrandir

Luka Rocco Magnotta

PHOTO PRÉSENTÉE À LA COUR

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Procès Magnotta

Actualité

Procès Magnotta

Luka Rocco Magnotta, âgé 29 ans, a été l'objet d'une chasse à l'homme sans précédent dans l'histoire du SPVM. Il fait face à cinq chefs d'accusation graves, notamment de meurtre prémédité, relativement à l'assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant chinois. »

La Presse Canadienne

Après sept jours complets de délibérations, les jurés au procès de Luka Rocco Magnotta ne se sont toujours pas entendus sur des verdicts unanimes.

Isolés complètement du reste du monde et de leurs proches depuis mardi dernier, les huit femmes et quatre hommes délibèrent tous les jours, de 9 h à 17 h, sur le sort de Magnotta, accusé du meurtre prémédité et du démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin, en mai 2012 à Montréal. L'homme d'origine ontarienne est aussi accusé de production et distribution de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement criminel.

Magnotta a reconnu, dès l'ouverture du procès, qu'il était l'auteur des crimes qui lui sont reprochés, mais son avocat a plaidé la maladie mentale. Les jurés doivent maintenant déterminer l'intention criminelle et le degré de planification de l'accusé, de même que son état mental au moment des faits. Les jurés doivent donc décider d'abord si Magnotta peut être reconnu criminellement responsable de ses actes. Si oui, ils ont alors le choix entre trois verdicts possibles: meurtre prémédité, meurtre non prémédité ou homicide involontaire.

Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, avait expliqué aux jurés, lundi dernier, les critères précis qui peuvent mener à un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de trouble mental, un verdict qui doit répondre à deux questions: est-il plus probable qu'au moment des crimes, l'accusé souffrait d'un trouble mental; si oui, est-il plus probable que ce trouble mental ait pu l'empêcher de distinguer le bien du mal?

Au deuxième jour de leurs délibérations, les membres du jury ont demandé au juge Cournoyer si un trouble de la personnalité est considéré au sens de la loi comme une maladie mentale; le magistrat leur a répondu que oui. En toute vraisemblance, les jurés se sont ensuite penchés sur la seconde question: cette «maladie mentale», donc, a-t-elle altéré le jugement de Magnotta à tel point qu'il n'a pu distinguer le bien du mal?

Les jurés entameront leur huitième jour de délibérations ce mardi matin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer