La Couronne achève la présentation de sa preuve au procès Magnotta

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Procès Magnotta

Luka Rocco Magnotta, âgé 29 ans, a été l'objet d'une chasse à l'homme sans précédent dans l'histoire du SPVM. Il fait face à cinq chefs d'accusation graves, notamment de meurtre prémédité, relativement à l'assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant chinois. »

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Le procès de Luka Rocco Magnotta a franchi une étape, hier après-midi, à son 19e jour: hormis des admissions qui restent à finaliser, la Couronne a fini de présenter sa preuve.

C'est ce que le juge Guy Cournoyer a annoncé aux jurés, en fin d'après-midi, avant de leur demander de revenir vendredi matin pour la suite du procès.

Depuis le début du procès, le 29 septembre, le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, a présenté 48 témoins. Ceux-ci, policiers et civils, provenaient de Montréal, d'Ottawa, de Vancouver, de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne, de la Chine et des États-Unis. Certains témoins ont pu témoigner par vidéo, tandis que d'autres ont fait le voyage jusqu'ici.

Même si Magnotta a admis dès le début du procès qu'il a fait les gestes qu'on lui reproche - notamment qu'il a tué Lin Jun le 25 mai 2012 et commis les outrages à son cadavre -, il faut faire le procès. L'accusé admet la partie «physique» des actes, avait expliqué son avocat, Me Luc Leclair, mais pas la partie morale. Magnotta aura ainsi une défense de troubles mentaux à faire valoir. Si celle-ci est convaincante, Magnotta pourrait être déclaré non criminellement responsable de ses actes. Si les admissions sont réglées rapidement, Me Leclair devrait commencer à présenter sa défense vendredi.

Arrestation à Berlin

Les cinq derniers témoins présentés hier par la Couronne étaient liés à l'arrestation de M. Magnotta à Berlin, le 4 juin 2012. Ces témoins ont été interrogés au début de l'été, en Allemagne, dans le cadre d'une commission rogatoire. C'est l'enregistrement vidéo de leurs témoignages qui a été présenté au jury.

L'arrestation de Magnotta a été possible grâce à l'employé d'un café internet de la rue Karl-Marx, qui est indéniablement physionomiste. Cet employé, Kadir Anlayisli, a raconté qu'il venait de lire dans le Bild, sur le web, qu'un Canadien était recherché pour meurtre quand il s'est rendu compte que le suspect en question venait d'entrer dans le commerce et qu'il était devant lui. Il portait des lunettes fumées.

«Internet, monsieur?», a proposé M. Anlayisli au client.

Magnotta était là pour ça. Cela coûtait 15 cents l'heure pour surfer sur l'internet. Magnotta s'est assis à un poste d'ordinateur et a consulté les nouvelles à son sujet, selon le témoin.

M. Anlayisli est par la suite sorti du commerce pour alerter des policiers dans la rue. Un groupe de policiers qui répondaient à un appel pour vol ailleurs se sont arrêtés en voyant M. Anlayisli les héler.

«Le criminel canadien, il est dans le café», a déclaré M. Anlayisli. Les policiers sont entrés. Il était 13h30. Magnotta s'est rendu compte à un certain moment qu'il était entouré de plusieurs personnes.

Le policier Marc Lilge lui a demandé de s'identifier et voulait voir ses papiers d'identité.

«Kirk Trammel», a répondu Magnotta, en disant qu'il n'avait pas ses papiers avec lui.

Le policier Lilge s'est fait insistant. Magnotta a indiqué qu'il venait de New York, qu'il voyageait en Europe et demeurait chez un ami. Il est devenu nerveux et transpirait, selon le policier. Puis Magnotta a fini par lâcher: «Vous m'avez eu. Je suis le gars que vous cherchez.»

Magnotta a été menotté. Il s'est montré coopératif. Il a demandé aux policiers de se dépêcher, car il voulait partir avant que les médias arrivent.

Dans le véhicule de police, Magnotta était sur la banquette arrière, calme. Il paraissait presque soulagé, selon le policier Lilge, qui se souvient du petit sourire qu'il affichait. Un autre policier, Thomas Leyman, trouvait pour sa part que Magnotta avait l'air un peu arrogant.

Une fois au poste de police, Magnotta a été placé dans une cellule. Deux policiers sont allés le voir vers 19h20, lui ont dit qu'il avait le droit de ne rien dire. Magnotta s'est prévalu de ce droit. Magnotta était «calme, sans émotion», ont indiqué les policiers.

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