Procès Magnotta: la Couronne espère qu'il n'y aura pas de délai

Le procès de Luka Rocco Magnotta (image) devrait... (Illustration Mike McLaughlin, archives PC)

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Le procès de Luka Rocco Magnotta (image) devrait se mettre en branle le 8 septembre prochain, et cette date devrait être maintenue, a précisé le procureur de la Couronne.

Illustration Mike McLaughlin, archives PC

Benjamin Shingler
La Presse Canadienne

Le procureur de la Couronne dans l'affaire Magnotta a confiance que le temps requis pour la collecte d'informations auprès des témoins en Europe ne reportera pas le début du procès pour meurtre prémédité, prévu en septembre.

Selon Me Louis Bouthillier, les autorités se rendront en Allemagne et en France en mai ou en juin prochains afin de recueillir des renseignements auprès des témoins civils et des autorités policières.

Luka Rocco Magnotta est accusé d'avoir tué et démembré l'étudiant chinois Jun Lin en mai 2012 à Montréal.

L'accusé était de retour au tribunal vendredi pour une audience préparatoire au procès, au cours de laquelle la Couronne et les avocats de la défense ont discuté de la langue que devraient maîtriser les membres du jury - à savoir s'ils devraient parler seulement anglais ou être bilingues.

Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, pourra rendre sa décision finale sur la question peu avant l'ouverture du procès.

En théorie, celui-ci devrait se mettre en branle le 8 septembre prochain, et cette date devrait être maintenue, a précisé le procureur de la Couronne.

«Tout le monde travaille très fort pour que les témoins puissent être entendus en mai et en juin. C'est ce qui avait été prévu, c'est ce que le juge veut», a affirmé Me Bouthillier à l'extérieur de la salle d'audiences. «Pour l'instant, la date du 8 septembre tient toujours», a-t-il estimé.

La cour avait auparavant appris que le processus de collecte d'informations à l'extérieur du pays pourrait s'échelonner sur une période de quatre à six mois.

Magnotta, âgé de 31 ans, avait quitté le Canada après le décès de Jun Lin. Il serait passé par la France avant de se rendre en Allemagne, où il a été appréhendé.

En plus d'être accusé du meurtre et de la profanation du cadavre de Jun Lin, il fait face à des chefs d'accusation de harcèlement criminel envers le premier ministre Stephen Harper et d'autres députés fédéraux, de corruption de moeurs, de diffusion de matériel obscène et d'utilisation de la poste pour livrer du matériel obscène.

Il a plaidé non coupable à toutes les accusations le 19 juin 2012.




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