Magnotta: la Couronne veut aller interroger les témoins en Europe

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Luka Rocco Magnotta

Illustration Mike McLaughlin, archives La Presse Canadienne

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Procès Magnotta

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Procès Magnotta

Luka Rocco Magnotta, âgé 29 ans, a été l'objet d'une chasse à l'homme sans précédent dans l'histoire du SPVM. Il fait face à cinq chefs d'accusation graves, notamment de meurtre prémédité, relativement à l'assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant chinois. »

Le procès de Luka Rocco Magnotta amène des complications rarement vues dans nos cours de justice. La Cour pourrait se déplacer en France et en Allemagne, afin d'interroger des témoins dans le cadre d'une commission rogatoire.

C'est du moins ce que la Couronne demande, puisqu'il n'y a aucun moyen de contraindre les témoins étrangers à venir témoigner au Canada.

C'est ce qui ressort de l'audience qui se tient depuis ce matin devant le juge Guy Cournoyer, en présence de M. Magnotta. Ce dernier est accusé du meurtre prémédité et d'outrage au cadavre de l'étudiant Jun Lin, survenu en mai 2012.

Me Sébastien Bergeron Guyard est responsable des affaires extérieurs pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales depuis cinq ans. Il n'a jamais  organisé de commission rogatoire en Europe. Il en a été question à un moment donné dans un autre dossier, mais la personne avait plaidé coupable avant. Me Bergeron Guyard a signalé que l'organisation du processus pourrait prendre de 4 a 6 mois. Il croit que la Commission pourrait se ternir au cours de l'été. La preuve ainsi recueillie serait versée au procès, qui doit commencer a Montréal le 8 septembre.

Selon lui, il serait toutefois impossible que l'accusé soit amené en Europe pour cette commission rogatoire. «Quand quelqu'un sort du Canada, on perd juridiction sur la personne. Si on le bouge, il va falloir reprendre le processus d'extradition. On est jamais sûr qu'il va revenir», selon Me Bergeron Guyard.

L'avocat a aussi parlé des différences entre le système judiciaire en France et en Allemagne, le système continental, et le nôtre, qui relève de la common law.  Il a aussi indiqué que la technologie dans les cours de justice en France était 10 a 15 ans en arrière de nous. Il y a des enregistrements, mais pas d'équipement vidéo.

Le procureur de la Couronne Louis Bouthillier a ensuite appelé l'enquêteur principal à la barre, Michel Bourque. Celui-ci s'est rendu en Europe pour rencontrer des témoins.

M. Magnotta est représenté par Me Luc Leclair, qui s'oppose a cette commission rogatoire.




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