Écoles en décrépitude: la réponse du gouvernement Harper

  • Construite par des Canadiens en 2009, l'école Saeed Jamaluldin Afghan de Kandahar doit composer avec un toit qui coule, des murs fissurés et seulement 12 toilettes (dont 6 sont fonctionnelles) pour 2600 élèves. (Photo Michèle Ouimet, La Presse)

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    Construite par des Canadiens en 2009, l'école Saeed Jamaluldin Afghan de Kandahar doit composer avec un toit qui coule, des murs fissurés et seulement 12 toilettes (dont 6 sont fonctionnelles) pour 2600 élèves.

    Photo Michèle Ouimet, La Presse

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  • École Ghebi Nika. (Photo Michèle Ouimet, La Presse)

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    École Ghebi Nika.

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  • École Saeed Jamaluldin. (Photo Michèle Ouimet, La Presse)

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    École Saeed Jamaluldin.

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  • École Saeed Jamaluldin. (Photo Michèle Ouimet, La Presse)

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    École Saeed Jamaluldin.

    Photo Michèle Ouimet, La Presse

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  • École Safia Ama Jan. (Photo Michèle Ouimet, La Presse)

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    École Safia Ama Jan.

    Photo Michèle Ouimet, La Presse

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(Kandahar, Afghanistan) C'est le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) qui a répondu aux nombreuses questions de La Presse. Tout s'est fait par courriel.

Sur les entrepreneurs :

L'agrandissement et la construction de plusieurs écoles ont été faits en collaboration avec la Banque mondiale. « C'est donc la Banque mondiale qui pourra vous fournir l'identité des entrepreneurs afghans responsables des travaux d'agrandissement », écrit le MAECD.

La Banque mondiale n'a pas voulu commenter l'affaire.

Sur l'état délabré des écoles :

« Ces infrastructures peuvent subir des dommages importants et se détériorer de façon prématurée, précise le MAECD. C'est pourquoi le Canada a travaillé en étroite collaboration avec le ministère de l'Éducation afghan pour s'assurer qu'un budget de fonctionnement et d'entretien est inclus dans le processus budgétaire régulier. »

La réponse du directeur du ministère de l'Éducation à Kandahar, M. Khalid, a été claire : « Je n'ai jamais entendu parler de ça. »

Sur l'inspection :

Selon le MAECD, « le suivi des écoles et les visites de supervision sont menés par le ministère afghan de l'Éducation ».

Mais pour faire le suivi, ça prend la liste des écoles. La Presse l'a demandée au ministère de l'Éducation à Kandahar. Ils ont été incapables de la trouver.

Le MAECD poursuit en disant que « la Banque mondiale emploie des agents de contrôle externe pour effectuer un suivi dans tout le pays, y compris Kandahar. Les agents effectuent des visites sur place. »

Les responsables du ministère de l'Éducation à Kandahar et à Spin Boldak ainsi que tous les directeurs d'école que La Presse a rencontrés ont affirmé qu'ils n'avaient jamais vu un inspecteur de la Banque mondiale.

Trois des six écoles visitées par La Presse ont été financées par un programme de la Banque mondiale auquel participe le Canada ainsi que 33 autres pays. Par contre, le Canada a été « le principal contributeur de tous les projets conjoints de construction ou de remise en état des écoles », précise le gouvernement Harper dans son 14e rapport sur son engagement en Afghanistan, déposé au parlement.




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