Un troisième militaire risque la prison à vie pour la mort d'un collègue en Afghanistan

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L'officier Lunney risque la prison à vie pour ne pas avoir pris les précautions nécessaires dans l'utilisation d'explosifs, négligence ayant coûté la vie à un soldat sous ses ordres.

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Après deux ans d'enquête, l'armée vient de porter des accusations contre un troisième militaire, hier, relativement à la mort d'un soldat en Afghanistan pendant un exercice ayant mal tourné.

Le major Christopher Lunney devra se présenter devant un tribunal militaire pour répondre à cinq chefs d'accusation. L'officier risque la prison à vie pour ne pas avoir pris les précautions nécessaires dans l'utilisation d'explosifs, négligence ayant coûté la vie à un soldat sous ses ordres.

Le caporal Joshua Baker est mort en février 2010 dans l'explosion d'une mine Claymore lors d'un exercice sur un champ de tir de Kandahar. Quatre autres militaires avaient été blessés dans l'incident.

En juin dernier, l'armée avait annoncé que le major Darryl Watts et l'adjudant Paul Ravensdale, responsables de l'exercice, étaient accusés d'homicide involontaire. Les deux hommes, qui risquent de la prison à vie, attendent toujours la date de leur procès militaire. Fait particulier, Darryl Watts, qui était capitaine au moment du drame, a été promu major avant d'être accusé pour la mort du caporal Becker.

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Le caporal Joshua Baker est mort en février 2010 dans l'explosion d'une mine Claymore lors d'un exercice sur un champ de tir de Kandahar.

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Loin de mettre fin à leur enquête, les policiers avaient poursuivi leurs travaux pour établir la responsabilité du commandant de l'unité. C'est seulement hier que l'armée a estimé avoir suffisamment d'éléments de preuve pour accuser le major Lunney. «Ç'a été une enquête très technique qui a nécessité plusieurs analyses en laboratoire et des entrevues tant au Canada qu'en Afghanistan», explique Karina Holder, porte-parole de la police militaire.

L'armée reproche au major de ne pas avoir assuré les mesures de sécurité nécessaires durant l'exercice.

Même si le Canada a ratifié la convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, les Forces canadiennes continuent à utiliser des mines Claymore quelle considère comme des «armes de défense à détonation contrôlée».

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