Louis-Cyrice et Jacqueline, un couple brisé par la tragédie

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Louis-Cyrice Martel

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(L'Isle-Verte) Ils ont vécu toute leur vie dans leur ferme, ils se sont installés ensemble à la Résidence du Havre il y a moins d'un an. Mais elle a survécu seule à la tragédie du 23 janvier dernier, non sans avoir tenté de sauver son mari.

Louis-Cyrice Martel et Jacqueline Dumont ont toujours vécu à L'Isle-Verte.

Lui était orphelin. Adopté en bas âge par une famille sans enfant après avoir vécu un mois au presbytère du coin, à la suite de la mort de ses parents.

Après des décennies de vie commune, M. Martel a senti qu'il devenait moins autonome. Rien de majeur pour son âge. Mais assez pour qu'il décide de s'installer dans une résidence.

«Maman ne voulait pas le laisser y aller seul. On les a convaincus d'y aller ensemble», raconte leur fille Réjeanne Martel. Ils s'y sont installés en avril dernier.

«Ils avaient chacun leur chambre, l'une en face de l'autre. Mais ils passaient leurs journées ensemble», se remémore Mme Martel.

Alarme

«La nuit du feu, maman s'est levée après avoir été réveillée par le système d'alarme. Elle a essayé d'aller chercher papa. Elle dit que sa porte était barrée. Mais il ne la barrait jamais. Peut-être que c'était sa nervosité. Elle est allée sur le balcon de sa chambre et a crié comme une perdue. Un pompier l'a entendue, et il est monté près d'elle avec une échelle», raconte Réjeanne Martel.

Jacqueline Dumont a été transportée à l'hôpital. Pour y soigner des blessures aux mains.

«Elle dit qu'il y avait une pluie d'étincelles, et que le toit brûlait déjà très fort», rapporte la dame.

Mais de Louis-Cyrice Martel, 89 ans, aucune nouvelle depuis. Il fait partie des 32 disparus.

Réjeanne Martel est triste d'avoir perdu son père. Mais elle se dit que si sa mère avait pu se rendre jusqu'à son lit, elle aurait peut-être perdu ses deux parents.

«Si maman était allée le réveiller, ils auraient essayé de sortir par le corridor. Il y avait tellement de fumée qu'ils ne seraient pas sortis. Tous ceux qui habitaient autour d'eux sont morts.»

Elle décrit son père comme le «meilleur papa du monde». Sa mère, elle, est une femme forte. «Elle a été rencontrée par les enquêteurs. Elle va passer par toutes sortes d'émotions. Mais elle va se relever, on est tous autour d'elle», a conclu Mme Martel.




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