Une enquête publique est réclamée

En raison de l'ampleur de la tragédie à L'Isle-Verte et des conditions... (Photo courtoisie de la SQ)

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Photo courtoisie de la SQ

Annabelle Blais
La Presse

En raison de l'ampleur de la tragédie à L'Isle-Verte et des conditions d'enquête difficiles, des associations d'enquêteurs et de techniciens en incendie réclament une enquête publique.

L'Association internationale des enquêteurs en incendie (IAAI) et l'Association des techniciens en prévention-incendie du Québec (ATPIQ) croient que seule une enquête publique permettra de se pencher sur les circonstances de l'incendie, mais aussi sur les règles de sécurité dans les résidences de personnes âgées.

Alain Harvey, président la section québécoise de l'IAAI, croit qu'il sera très difficile de «lire» la scène, c'est-à-dire déterminer la manière dont le feu s'est propagé à l'intérieur de la résidence. «La scène est tellement détruite, il y a de la glace partout. La Sûreté du Québec doit s'en remettre aux témoignages des gens», a-t-il expliqué à La Presse.

Conditions extrêmes

Rudy Hamel, vice-président de l'ATPIQ, est aussi d'avis que le travail ardu à L'Isle-Verte requiert une enquête publique. «La complexité de la scène est grande en raison de l'incendie et des conditions climatiques extrêmes qui compliquent aussi le travail», a-t-il indiqué.

Selon les deux associations, une enquête publique permettrait également une analyse en profondeur des normes et règlements sur la sécurité des résidences pour aînés.

«Il faut mettre en relation plusieurs intervenants, et si on ne fait pas d'enquête publique, il n'y aura jamais de rapport qui sortira et qui amènera de nouvelles réglementations», a souligné M. Harvey

Code du bâtiment, normes en sécurité et prévention des incendies, normes d'exploitation d'une résidence pour aînés... tout doit être étudié, selon l'enquêteur.

«Combien de personnes doivent surveiller la nuit? Un immeuble de trois étages, est-ce trop, surtout quand des pompiers à temps partiel n'ont pas toujours des équipements d'élévation? Les systèmes d'alarme, les gicleurs, etc. On a plein de questions», a-t-il dit.

M. Hamel rappelle toutefois qu'il est plutôt rare qu'une enquête publique soit mise sur pied à la suite d'un incendie. À tout le moins, l'association demande au gouvernement de nommer un commissaire-enquêteur aux incendies pour diriger l'enquête.

Une formation pour les fouilles

Les tragédies de Lac-Mégantic et de L'Isle-Verte ont aussi convaincu l'Association internationale des enquêteurs en incendie (IAAI) de revoir la formation et les méthodes de travail en ce qui concerne les techniques de fouille.

«Après Mégantic, on s'est dit qu'il fallait y réfléchir, mais avec L'Isle-Verte et un effet hivernal, on se remet encore plus en question, car on les voit travailler dans la glace et on voit que c'est difficile», a affirmé Alain Harvey, président la section québécoise de l'IAAI. Il croit que les enquêteurs pourraient notamment consulter les archéologues pour améliorer leur technique.




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