Les mesures de sécurité seront examinées, dit Pauline Marois

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Pauline Marois précise ne pas présumer pas des conclusions de l'enquête. La Sûreté du Québec doit d'abord faire ce travail. Le comité déjà en place «recevra ces résultats». «Et par la suite, nous prendrons les décisions les plus justes, les plus correctes pour éviter que de tels drames se produisent dans le futur», annonce-t-elle.

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Drame à L'Isle-Verte

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Drame à L'Isle-Verte

Incendie à L'Isle-Verte »

(L'ISLE-VERTE) Pauline Marois promet que les normes de sécurité seront resserrées si nécessaire dans les résidences pour aînés.

«Si on était capable que ça n'arrive plus jamais, ce genre de choses... C'est à ça que j'ai pensé tout de suite», a-t-elle raconté après une courte visite devant les ruines de la Résidence du Havre de L'Isle-Verte, balayées dimanche matin par des violentes rafales.  

Elle a offert son «amitié», sa «solidarité» et ses «sincères condoléances» à la communauté, au nom de tous les Québécois.   

Il est «ironique», a noté la première ministre, qu'un comité de travail a été lancé en janvier dernier par la Sécurité publique, avec entre autres, la Régie du bâtiment et les Services sociaux, pour «évaluer toutes les mesures de sécurité disponibles pour les maisons de personés âgées».

«C'était déjà une préoccupation du gouvernement, a-t-elle ajouté. Mais cet événement-là va sûrement nous amener à tirer des conclusions qui pourront éventuellement s'appliquer.» Elle référait entre autres aux gicleurs et au nombre d'employés en fonction la nuit.

La résidence privée de L'Isle-Verte respectait les normes. Il n'y avait pas de gicleurs dans la vieille partie de l'édifice, celle qui a complètement flambé. Selon la fiche du ministère de la Santé, il y avait deux employés la nuit, dont une infirmière auxiliaire. Elle a complété son dernier test d'évacuation en moins de 10 minutes, selon la ministre déléguée des Services sociaux Véronique Hivon.

Pauline Marois précise ne pas présumer pas des conclusions de l'enquête. La Sûreté du Québec doit d'abord faire ce travail. Le comité déjà en place «recevra ces résultats». «Et par la suite, nous prendrons les décisions les plus justes, les plus correctes pour éviter que de tels drames se produisent dans le futur», annonce-t-elle.

Contrairement à l'Ontario, les résidences privées pour aînés ne sont pas obligées d'avoir des gicleurs. Le Regroupement québécois des résidences pour aînés recommande qu'on les exige. Certains CHSLD - les centres publics - n'en ont pas non plus. On ignore ce pourcentage.

Peu importe la cause de la tragédie de L'Isle-Verte, de façon générale, l'absence de gicleurs préoccupe le ministre de la Santé Réjean Hébert. Il a demandé qu'on recense la présence de gicleurs. Et il veut qu'on dote les résidences de gicleurs. La question n'est plus «si», mais plutôt «comment», annonçait-il à La Presse vendredi.

Mme Marois est-elle d'accord avec ces propos? «Absolument», a-t-elle répondu.

Reste à déterminer l'échéancier et les modalités, poursuit-elle. Des résidences accueillent des aînés autonomes, semi-autonomes ou en perte d'autonomie avancée. Il faut prendre cela en considération, dit-elle.

Pendant que cette réflexion se poursuit, la première ministre demande d'être «très prudent pour ne pas tirer de conclusion» sur l'enquête policière à L'Isle-Verte.

«Les rumeurs n'aident personne, on le sait. Les blâmes qu'on peut faire à l'un et à l'autre, ce n'est pas le moment de le faire. C'est le moment d'agir de façon très rigoureuse, scientifique, et c'est ce que font les (enquêteurs).»

La première ministre en deuil

Mme Marois a dit à la communauté de L'Isle-Verte être «profondément triste pour les familles qui sont touchées». «Et évidemment, de ne pas être capable d'avoir accès aux corps, probablement que ça aussi augmente la douleur et la peine. Tout ce que je peux dire, c'est que si je suis ici aujourd'hui, c'est essentiellement pour venir dire mon amitié, ma solidarité et mes sincères condoléances aux familles concernées».

Elle était notamment accompagnée pour sa visite par le ministre et sous-ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron et Martin Prud'homme, ainsi que la mairesse Ursule Thériault.

«Nos personnes âgées, c'est notre mémoire, ceux qui ont bâti avant nous la société dans laquelle on vit. C'est toujours triste de les voir partir, dans des circonstances aussi dramatiques», a-t-elle ajouté.

Mme Marois a participé cet après-midi à la commémoration privée à l'église du village.

Troisième victime identifiée

Alors que le bilan provisoire passait à 10 décès et 22 disparus, le Bureau du coroner a donné, dimanche, l'identité d'une troisième victime. Il s'agit de Louis-Philippe Roy, un homme de 89 ans.




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