Cartel de Saint-Jean: 2 millions de dollars d'amendes

Le patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Le patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière.

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Crise dans la construction

Allégations de collusion entre les entrepreneurs en construction, liens avec le crime organisé, intimidation sur les chantiers: consultez notre dossier sur la crise dans la construction et la commission Charbonneau. »

Après les arrestations pour corruption et collusion, voici venu le moment de récupérer au moins en partie l'argent des contribuables: les membres du cartel accusé d'avoir truqué les appels d'offres municipaux dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu se voient réclamer plus de 2 millons de dollars d'amendes par Revenu Québec.

C'est le grand patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, qui en a fait l'annonce jeudi matin. Les experts de Revenu Québec intégrés à l'UPAC soupçonnaient depuis longtemps que le «cartel de Saint-Jean» faisait de fausses déclarations et de fausses factures afin de réclamer indûment des crédits et des remboursements de taxes ou de réduire leurs impôts.

Ce matin, les autorités ont annoncé qu'elles portent 388 accusations pénales contre les présumés fraudeurs.

«C'est grâce à l'intense collaboration des équipes qui forment l'UPAC qu'aujourd'hui Revenu Québec peut déposer plusieurs chefs d'accusation contre des individus et des entreprises qui abusent du système fiscal québécois. Cela prouve à quel point il est important de mener une lutte concertée contre la corruption et la collusion», a expliqué M. Lafrenière.

En juin dernier, le bras armé de l'UPAC, l'escouade Marteau, avait frappé neuf entreprises et leurs dirigeants, ainsi que deux fonctionnaires de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans le cadre de cette enquête baptisée «Grattoir». En tout, 11 personnes et 9 entreprises sont l'objet de 77 chefs d'accusations criminelles liées au truquage de 8 contrats municipaux à Saint-Jean-sur-Richelieu, Henryville, Lacolle et Carignan, qui totalisaient environs 20 millions de dollars.

À l'époque, la Sûreté du Québec avait estimé que la collusion avait possiblement entraîné une hausse de 25% à 30% du prix des contrats. Le Bureau de la concurrence avait établi que la firme Civ-Bec était le leader du groupe d'entrepreneurs.

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