Le Barreau se range derrière la commission d'enquête

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Allégations de collusion entre les entrepreneurs en construction, liens avec le crime organisé, intimidation sur les chantiers: consultez notre dossier sur la crise dans la construction et la commission Charbonneau. »

France Charbonneau présidera la commission d'enquête sur la... (Archives La Presse)

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France Charbonneau présidera la commission d'enquête sur la collusion et la corruption sur l'industrie de la construction.

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Pierre-André Normandin

Pierre-André Normandin
La Presse

Après avoir mené une charge à fond de train contre la commission d'enquête Charbonneau, le Barreau du Québec dit maintenant avoir «confiance» dans l'exercice depuis que le premier ministre Jean Charest a annoncé être prêt à lui attribuer le pouvoir de contraindre les témoins et à accorder l'immunité à ceux-ci. Le bâtonnier promet toutefois de rester vigilant.

«Dès lors que la présidence de cette commission est assurée par une juge d'une compétence exceptionnelle, dès lors qu'elle a les principaux pouvoirs qui lui sont nécessaires, c'est-à-dire de contraindre les témoins et de leur accorder l'immunité prévue par la Loi sur les commissions d'enquête, il nous apparaît, aujourd'hui, que, oui, nous pouvons être en sécurité», a affirmé le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson.

Au lendemain de l'annonce de la tenue d'une commission d'enquête sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction, le Barreau avait rejeté la formule adoptée par le gouvernement qui ne prévoyait aucun pouvoir de contrainte et aucune immunité pour les témoins. Dans une déclaration, Me Masson avait demandé la tenue d'une «véritable commission d'enquête publique».

Cette fin de semaine, le premier ministre Jean Charest a annoncé, lors du congrès du Parti libéral, être prêt à accorder tous les pouvoirs prévus par la Loi sur les commissions d'enquête. Cette annonce satisfait le Barreau qui estime maintenant que l'exercice permettra «d'aller au fond des choses». «J'ai la conviction que nous devons faire confiance en cette commission d'enquête», a indiqué Me Masson, en marge d'une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal.

Le Barreau n'ira pas jusqu'à demander que le changement annoncé par le premier ministre soit inclus dans le décret, estimant qu'il s'agit d'une formalité. Son bâtonnier promet néanmoins de rester vigilant pendant toute la durée de l'exercice. «Le Barreau va jeter un regard très scrutateur sur l'ensemble de la situation, nous allons surveiller la situation de près et s'il y a lieu d'intervenir, nous allons le faire de nouveau», a poursuivi Me Masson.

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