Les juristes progressistes boycottent la commission d'examen

Les appels au boycott se multiplient ces jours-ci... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Les appels au boycott se multiplient ces jours-ci pour la Commission d'examen, dont les travaux ont commencé lundi dernier.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

L'Assocation des juristes progressistes n'ira pas témoigner à la Commission d'examen sur les manifestations du printemps érable et écorche au passage son président, l'ex-ministre de la Sécurité publique Serge Ménard.

«Au lieu de faire la lumière sur la répression policière et politique de la liberté d'expression et d'association, tel qu'il a été demandé, cette Commission semble vouloir parler de tout et de rien, sans avoir le pouvoir de contraindre quiconque à répondre à ses questions et en maintenant un huis clos partiel», écrit l'Association dans un communiqué publié cet après-midi.

Selon les juristes progressistes, le mandat qu'a donné le gouvernement Marois à la Commission, où siégeront en plus de Serge Ménard les commissaires Bernard Grenier et l'ancienne présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, est « imprécis ».

L'Association a des mots durs pour l'ancien ministre péquiste, Serge Ménard. Elle lui reproche d'avoir été ministre de la Sécurité publique lorsque s'est tenu le Sommet des Amériques à Québec, en 2001.

«Il convient de rappeler que les méthodes employées par les forces policières et la répression vécue par les manifestants lors du Sommet avaient fait l'objet d'un imposant rapport de la Ligue des droits et libertés.  Or, dans une entrevue qu'il a donnée 10 ans plus tard, monsieur Ménard a déclaré sans équivoque au journal Le Soleil: ''Nous avons été les meilleurs au monde''», écrit le groupe.

Les appels au boycott se multiplient ces jours-ci pour la Commission d'examen, dont les travaux ont commencé lundi dernier.

Le Parti libéral du Québec, tout comme la Ligue des droits et libertés, ont annoncé en début de semaine qu'ils ne participeraient pas à cette Commission, qui n'a pas le pouvoir d'obliger des partis ou des personnes témoigner.  

Les syndicats de policiers et de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont également annoncé qu'ils ne participeront pas aux travaux.

Ceux qui veulent se faire entendre les commissaires doivent déposer un mémoire, et préciser s'ils veulent être entendus en public ou en privé.




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