Pierre Duchesne lance un appel au compromis

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Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

(Québec) Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a lancé un appel au compromis jeudi soir, en ouvrant la première rencontre thématique en prévision du sommet sur l'enseignement supérieur de février. «Les Québécois souhaitent que nous nous entendions. Ils ne veulent pas subir de nouveau l'instabilité et le chaos», a-t-il affirmé devant une centaine de représentants d'associations étudiantes, de syndicats et d'universités réunis à l'Université Laval.

Pour le ministre, il faut mettre fin à la « confrontation » et «favoriser le dialogue» après la «crise sociale et politique» du printemps dernier causée par l'augmentation des droits de scolarité des libéraux. Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement Marois a annulé cette hausse et a annoncé la tenue d'un sommet où il proposera une indexation.

Pierre Duchnesne a multiplié les formules pour inciter les étudiants à se manifester aux quatre rencontres thématiques et au Sommet, pas dans les rues. «Mobilisez-vous, oui, mais d'une autre façon», a-t-il lancé. «Il est temps de se parler et de travailler ensemble. La confrontation des idées doit avoir lieu, mais dans le respect, autour d'une table cette fois.»

Il a insisté : «Le mouvement étudiant, qui a quitté la rue pour venir discuter, doit maintenant accepter néanmoins de voir sa vision parfois contestée par d'autres acteurs du milieu de l'enseignement. Si chacun des acteurs reste sur ses positions, nous n'arriverons pas à nous entendre. Il faut que tous acceptent de faire des compromis, sans compromission».

Alors que le sommet à venir est considéré comme un test important pour le gouvernement Marois, Pierre Duchesne a fait valoir que la réussite de l'exercice est la responsabilité de tous. Il a d'ailleurs signalé que ce sommet, certes une «étape importante», n'est pas « la rencontre de la dernière chance » et «la destination finale de notre voyage». Des « chantiers de travail plus précis » pourraient suivre, a-t-il dit.

La rencontre thématique, sur la qualité de l'enseignement supérieur, se poursuit vendredi.

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