2000 étudiants marchent contre la «marchandisation de l'éducation»

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Environ 2000 d'étudiants ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et ont manifesté, jeudi après-midi, dans les rues du centre-ville de Montréal.

Les causes de cette manifestation, qui s'inscrit dans un mouvement international de contestations sociales, sont multiples. Les premiers slogans à fuser au départ du square Victoria concernaient le conflit israélo-palestinien.

Les manifestants ont par la suite emprunté la rue Sainte-Catherine pour déambuler dans le quartier des affaires. Les Montréalais, habitués aux manifestations étudiantes depuis le «printemps érable», semblaient amusés par le maquillage et les costumes de certains. Plusieurs visages étaient peints en rouge pour l'occasion et un manifestant déguisé en banane géante en a fait sourire plusieurs.

Des personnes masquées et habillées de noir ont tenté à plusieurs reprises de briser du matériel urbain, tels des cônes de construction, mais d'autres manifestants les en ont empêchés.

Devant le quartier général du SPVM, rue Saint-Urbain, où une vingtaine de policiers de l'escouade anti-émeute formaient un cordon de sécurité, la tension a monté d'un cran en quelques secondes lorsqu'un agent a poussé un manifestant pacifique qui marchait sur le trottoir. «Calme-toi, Jean-Nic», lui a crié un collègue.

«C'est pour ça que ça dégénère, des comportements comme ça», a dit le manifestant à La Presse.

Les manifestants ont par la suite repris leur route rue Sainte-Catherine avant de s'arrêter au parc Émilie-Gamelin.

Lors d'un point de presse, plus tôt dans la journée, l'un des porte-parole de l'ASSÉ, Jérémie Bédard-Wein, a confirmé que des autobus avaient été loués aussi loin qu'à Matane pour transporter les étudiants qui voulaient prendre part à la manifestation.

Plus de 60 000 étudiants et cégépiens sont en grève aujourd'hui, à la suite de l'appel de l'ASSÉ.

Des petits groupes de 10 à 15 personnes... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 2.0

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Des petits groupes de 10 à 15 personnes empêchent l'accès aux pavillons des Sciences de la gestion et De Sève, sur la rue Sainte-Catherine.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

Plus tôt dans la journée, un groupe de 200 personnes avaient manifesté dans les environs de l'Université de Montréal.

Après avoir quitté le pavillon Jean-Brillant vers midi, elles ont sillonné les rues du quartier pour finalement entrer dans le pavillon de HEC.

La manifestation a été pacifique et aucun méfait n'a été commis.

Par ailleurs, quelques dizaines de militants pour la gratuité scolaire ont bloqué trois entrées de l'UQAM ce matin. De petits groupes de 10 à 15 personnes empêchaient l'accès aux pavillons des Sciences de la gestion et De Sève, rue Sainte-Catherine, ainsi que l'entrée de service du pavillon Hubert-Aquin, rue Saint-Denis. Les pavillons étaient toutefois accessibles par d'autres portes.

Ils scandaient les slogans connus du printemps dernier, pour la «démocratie directe», contre la «marchandisation de l'éducation» et le «capitalisme».

Sur leurs banderoles, on lisait notamment «La FECQ et la FEUQ ne nous représentent pas».

Les étudiants réclament diverses choses, comme l'amnistie pour les personnes qui ont été arrêtées et accusées lors des manifestations étudiantes du printemps, le gel des droits de scolarité et la gratuité scolaire. Des pancartes font aussi référence à la semaine de grève mondiale décrétée par des organisations militantes de plusieurs pays. Au terme d'un forum de discussion par internet, ces groupes ont choisi la période du 14 au 22 novembre pour cette grève.

Depuis mardi, cinq facultés de l'UQAM sont en grève, tout comme le cégep du Vieux-Montréal. Le mouvement culmine et prend fin aujourd'hui.

Cette grève ne fait toutefois pas l'unanimité, selon nos sources. Des militants qui ont pris la rue avec assiduité au printemps ne sont pas d'accord cette fois, car ils doivent composer avec un deuxième trimestre intensif après celui de l'hiver dernier, qui a été rattrapé à la fin de l'été.

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