Des milliers de manifestants bravent le temps gris

  • Des milliers de manifestants ont répondu à l’appel de la CLASSE, samedi après-midi, pour manifester contre la hausse des droits de scolarité et la loi 78 en marchant dans les rues de Montréal. (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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    Des milliers de manifestants ont répondu à l’appel de la CLASSE, samedi après-midi, pour manifester contre la hausse des droits de scolarité et la loi 78 en marchant dans les rues de Montréal.

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  • Des centaines de personnes équipées de parapluies, d’imperméables, de bottes de pluie et surtout de casseroles ont participé à la manifestation. (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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    Des centaines de personnes équipées de parapluies, d’imperméables, de bottes de pluie et surtout de casseroles ont participé à la manifestation.

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Conflit étudiant

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Conflit étudiant

Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

 

Émilie Bilodeau et Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Armés de parapluies et de casseroles, des milliers de manifestants ont répondu à l'appel de la CLASSE, samedi après-midi, pour s'opposer à la loi 78 et à la hausse des droits de scolarité en marchant dans les rues de Montréal.

L'itinéraire de la marche n'a pas été dévoilé aux policiers. «On veut garder la pression sur le gouvernement avec une manifestation qui va à l'encontre de la loi 78. Nous en sommes très fiers», a dit le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, lors d'un point de presse peu avant le départ de la marche.

«On est toujours ouvert à négocier avec le gouvernement. Mme Courchesne se dit ouverte au dialogue, mais c'est elle qui a claqué la porte il y a trois jours. L'appui est grandissant à la cause étudiante et la crise sociale s'amplifie. Je pense qu'il est temps que les Libéraux mettent en priorité de régler le conflit», a dit M. Nadeau-Dubois.

La CLASSE établira un plan d'action pour l'été demain lors de son congrès. Toutefois, Gabriel Nadeau-Dubois a dû répondre aux questions des journalistes concernant les manifestations qui auront lieu dans le cadre des activités du Grand Prix de formule 1 qui doivent avoir lieu cette semaine.

«Ce qui est prévu au Grand Prix, c'est une action de visibilité et d'information. On veut se servir du Grand Prix et des événements qui vont avoir lieu cet été à Montréal comme tribune pour se faire entendre et se faire voir. C'est normal quand il y a une crise sociale que celle-ci transparaisse dans les événements publics», a-t-il dit.

Quant à la manifestation d'aujourd'hui, la CLASSE a estimé la foule à 25 000 personnes, tandis que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'a pas fait d'estimation. La marche s'est mise en branle au parc Jeanne-Mance et le SPVM l'a déclarée illégale, car l'itinéraire n'a pas été fourni. Au fil du parcours, il est devenu clair que la CLASSE délaissait les rues du centre-ville de Montréal pour privilégier les quartiers résidentiels de l'est de Montréal. À manifestation familiale, «trajet familial», a expliqué un organisateur.

En fin d'après-midi, les manifestants sont arrivés au parc Molson, destination finale. L'un des organisateurs les a remerciés de leur présence malgré la pluie et le temps gris.

Ce rassemblement s'inscrit dans la rupture des négociations entre les étudiants et Québec. «On est toujours ouvert à négocier avec le gouvernement. Mme Courchesne se dit ouverte, mais c'est elle qui a claqué la porte il y a trois jours. L'appui aux étudiants se poursuit et la crise s'amplifie», a dit Gabriel Nadeau-Dubois, lors du point de presse.

L'événement se voulait «le plus grand rassemblement de casseroles», «familial, calme et inclusif».

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