Les étudiants prêts à faire des compromis, estime Léo Bureau-Blouin

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

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Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Photo: archives Le Soleil

 

Christiane Desjardins
La Presse

Léo Bureau-Blouin croit que les étudiants sont prêts à accepter une hausse des droits de scolarité, si le gouvernement est prêt à faire son bout de chemin lui aussi.

C'est ce que le président de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec) a fait valoir lors de l'émission The House on Saturday, diffusée samedi, à CBC. «Nous sommes prêts à faire un compromis, et si le gouvernement du Québec est prêt aussi, je pense qu'on peut arriver à quelque chose», a dit M. Bureau-Blouin, alors qu'il s'entretenait avec l'animateur Evan Solomon.

«Si le gouvernement du Québec accepte de bouger sur le montant de la hausse, je pense que ce serait un grand pas dans la bonne direction», a précisé M. Bureau-Blouin, selon ce que rapportait CBC sur son site web, samedi. M. Bureau-Blouin représente 23 associations regroupant 80 000 étudiants.

En entrevue téléphonique avec La Presse, en fin d'après-midi, samedi, le représentant de la FECQ  a indiqué qu'il n'avait rien dit de nouveau, et que son discours est le même depuis trois semaines. Cela ne veut pas dire une hausse nécessairement. «J'invitais le gouvernement à bouger sur la hausse. Dans le contexte de crise, on est prêt à regarder les solutions, il faut regarder les compromis. Mais ça ne se limite pas à une hausse ou pas de hausse.»

Martine Desjardins, représentante de la FEUCQ, est d'avis que «les étudiants, n'en veulent pas de la hausse. On est prêts à regarder toutes les options, je m'en vais là (négocier) pour faire des compromis... mais ce sont les étudiants qui vont se prononcer.» Elle maintient qu'il y a moyen de faire autrement pour aller chercher de l'argent. «On le dit depuis le début.»

«On est là pour aller chercher tout ce qu'on peut.  On va y aller, on laisse une chance au processus,  même si le lien de confiance est très très faible. Ce sont les gens en assemblée générale qui vont décider», dit de son côté, Gabriel Nadeau-Dubois.

Rappelons que le gouvernement avait décrété une hausse de 325$ par année pour cinq ans, qu'il a ensuite remaniée pour l'étaler sur sept ans à 254$ par année. Il a aussi apporté une bonification du système de prêts et bourses. Les trois leaders étudiants et la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne se sont rencontrés vendredi soir sur le plateau de Radio-Canada, lors d'une émission spéciale axée sur la sortie de crise. Les parties doivent se réunir pour négocier, possiblement lundi.

Le mandat de Léo Bureau-Blouin à la tête de la FECQ se termine le 1er juin.

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