Une 28e manif nocturne illégale mais pacifique

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

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La quatrième manifestation depuis l'adoption de la loi spéciale s'est déroulée pacifiquement, contrairement aux trois rassemblements précédents qui avaient été marqués par de la violence et de nombreuses arrestations. Les policiers ont déclaré l'événement comme étant un attroupement illégal après une heure de marche, mais ils n'ont pas donné d'avis de dispersion, ce qui a permis aux protestataires de poursuivre leur chemin.

Les milliers de manifestants ont entrepris la 28e manifestation nocturne consécutive en se dirigeant vers l'est sur la partie piétonnière de la rue Sainte-Catherine. Les clients des terrasses ont encouragé les étudiants à poursuivre leur lutte et à braver la loi d'exception.

Léo-Paul Landry, 62 ans, participe un soir sur deux aux manifestations depuis le début du mouvement. «Ce n'est plus l'augmentation des frais de scolarité. C'est une crise sociale causée par un gouvernement qui la souhaitait pour des motifs électoralistes, mais qui s'est fait prendre à son propre jeu. Ça continue malgré la loi spéciale et ça va être instable tout l'été. Il est mieux de faire attention à son Grand Prix!», lance-t-il.

Pont Jacques-Cartier

Vers 21h20, les manifestants se sont approchés de l'entrée du pont Jacques-Cartier, où la Sûreté du Québec avait déjà bloqué la circulation automobile pour s'assurer que personne ne s'aventure sur le tablier. Quelques minutes après le passage du convoi, les policiers ont déclaré l'événement illégal, mais n'ont pas lancé d'avis de dispersion. Les manifestants ont pu poursuivre leur marche.

La tension a atteint des sommets à deux autres reprises durant la soirée. Sur le boulevard De Maisonneuve, les policiers ont empêché le cortège de tourner dans la rue Saint-Denis, qui a été le théâtre de dérapages samedi et dimanche soir. À ce moment, les forces de l'ordre ont reçu quelques projectiles, mais là encore, les manifestants ont aussitôt repris leur marche.

Plus tard, dans la ville de Westmount, les policiers ont bloqué la rue de la résidence du premier ministre Jean Charest, où les protestataires comptaient se rendre. Des projectiles ont de nouveau été lancés vers les policiers, des pétards ont éclaté et une voiture a été vandalisée, a rapporté le Service de police de la Ville de Montréal.

Tard lundi soir, la foule marchait encore sur la rue Sherbrooke. On ne rapportait aucune arrestation.

 




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