Coffres bancaires de Bibeau: pas de visite en 2009

Pierre Bibeau... (PHOTO IVANOH DEMERS, Archives LA PRESSE)

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Pierre Bibeau

PHOTO IVANOH DEMERS, Archives LA PRESSE

(Québec) Pierre Bibeau est furieux que la commission Charbonneau ait soulevé un doute dans l'opinion publique sur sa décision de fermer ses coffrets de sûreté à la caisse populaire, quelques jours après qu'un témoin, Lino Zambito, eut déclaré avoir donné 30 000 $ en liquide à l'ex-organisateur libéral.

Tout de suite après son témoignage, M. Bibeau a tenu à vérifier le registre de ses visites à ses coffrets de sûreté, des informations que détenaient les enquêteurs de la commission. La fameuse rencontre avec Zambito, dans les bureaux vitrés de Loto-Québec, s'est déroulée en avril 2009.

Or, selon les registres de la caisse abritant les deux coffrets, M. Bibeau ne s'y était pas rendu une seule fois en 2009. Pour la période concernée, la dernière visite remontait à décembre 2007, puis il faut se rendre au 29 janvier 2010, indiquent les rapports signés par l'employé de la caisse dont on a donné copie à La Presse. On note même qu'à chaque occasion, le client a passé moins de 10 minutes dans ses papiers. «Si j'avais eu 30 000$ en liquide, j'imagine que je serais allé le déposer dans mes coffrets de sûreté. Or j'ai la preuve que je n'y suis pas allé cette année-là», résume-t-il.

«C'est évident que les enquêteurs de la Commission savaient cela, ils savaient la date de la fermeture de mes coffrets. Ils ont vérifié mes courriels, mes téléphones, mon agenda, mes comptes de banque, ils ont tout épluché», observe Bibeau. Pourtant, selon lui, l'interrogatoire du procureur, Paul Crépeau «a insinué que lorsque j'avais fermé mon compte, c'était pour retirer le reste d'un 30 000$».

«Je me pose des questions. Comment se fait-il qu'ils n'ont pas relevé ça?», a déclaré M. Bibeau, expliquant qu'il ne disposait pas de ces informations au moment de son témoignage.

D'ailleurs, il rappelle qu'on lui avait dit qu'il disposerait de plusieurs jours pour discuter avec les enquêteurs de la Commission avant de témoigner. Or, «ils m'ont téléphoné le dimanche soir pour me dire que je témoignais le lundi après-midi», déplore-t-il. Il explique, comme il l'avait fait à la Commission, que, dans un état de dépression profonde, il avait fermé ses coffrets de sûreté pour faire son testament. Il avait du même coup fermé sa marge de crédit à la caisse.




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