« On s'est essuyé les pieds sur moi », dit Lavallée

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L'ancien président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée, trouve qu'on est venu le « caler » et « s'essuyer les pieds sur lui » à la commission Charbonneau, alors qu'il a toujours oeuvré à faire avancer la cause syndicale.

« Je suis ici pour défendre le monde syndical, pas pour baver sur le monde », a-t-il lancé.

Jean Lavallée, qui a fondé la FTQ-Construction en 1980, a commencé jeudi après-midi son témoignage à la Commission d'enquête sur la corruption et l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction.

Mardi, l'ex-grand patron du bras immobilier du Fonds de solidarité (SOLIM), Guy Gionet, a qualifié Lavallée de « Dieu » en raison de sa grande influence à la FTQ.

Me faire traiter de « Bon Dieu » à la commission, j'ai trouvé ça « assez raide », a-t-il commenté.

Dans son témoignage, Gionet a dit qu'il aurait été mieux de démissionner plutôt que de s'opposer à des choix de Lavallée de projets à financer. À l'époque où Gionet était à la tête de la SOLIM, Lavallée présidait son conseil d'administration. Durant les trois jours de son témoignage, Gionet a tenté d'établir que c'était Lavallée le vrai patron de la SOLIM.

Guy Gionet « apportait » toujours les dossiers au conseil d'administration et non l'inverse, a dit Lavallée.

« C'est très rare qu'on n'ait pas voté des résolutions que Guy a amenées. Moi j'étais là pour appuyer Guy, je l'ai toujours appuyé », a déclaré Lavallée.

Lavallée a amorcé son témoignage en étalant son CV, qu'il a préparé avec l'aide de son épouse. Son avocat a précisé que la santé de l'homme de 73 ans était fragile.

Électricien de formation, Jean Lavallée a été président de FTQ-Construction de 1981 à 2008.

Il a siégé au conseil d'administration du fonds de solidarité FTQ de 1988 à 2008. Il a aussi agi à titre de vice-président de la FTQ (centrale) de 1979 à 2008.

Il a par ailleurs siégé au CA de la CSST et de la SOLIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité durant plusieurs années.

« J'adore le Fonds, j'adore SOLIM et j'adore la FTQ pour ce qu'ils ont fait. De prendre un fonds de 20 000 $ qui est rendu à 10 milliards aujourd'hui, ça prend du bon monde pour "runner" ça », a-t-il affirmé.

Fin du témoignage de Gionet

Plus tôt dans la journée, Guy Gionet, PDG de la SOLIM de 2004 à 2009, a terminé son témoignage.

Lors de son contre-interrogatoire, il a déclaré que trois entrepreneurs, dont Tony Accurso, recevaient à eux seuls 50 % des investissements de la SOLIM.

À l'insistance de Me Robert Laurin, avocat de la FTQ-Construction, M. Gionet n'a pas révélé le nom de ces deux autres « gros joueurs ».

Il a cependant précisé que les entreprises d'Accurso avaient reçu environ 20 % des investissements et un autre joueur environ « 22 ou 23 % ».

Après son renvoi, Gionet a empoché une indemnité de départ de 1,3 million. Cette entente prévoyait qu'il soit « disponible » durant quatre ans pour assurer le suivi de différents dossiers. On a appris ce matin que Gionet avait cependant demandé la somme de 4 millions.

Le témoignage de Jean Lavallée reprendra lundi matin.




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