Perquisition de l'UPAC... à la commission Charbonneau

Voici l'argent remis par Me Pierre Lambert à... (Photo: tirée de la vidéo de la CEIC)

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Voici l'argent remis par Me Pierre Lambert à la CEIC.

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L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené  une perquisition à la commission Charbonneau ce matin pour saisir les 720 000$ remis par un témoin, soit les restes du 2% que contenait la caisse occulte du parti de l'ex-maire Vaillancourt.

Le 13 juin dernier, l'avocat Pierre Lambert reconnaissait avoir géré de 2006 à 2012 la caisse occulte du PRO des Lavallois. Durant cette période, il avait caché dans un entrepôt l'argent remis par les entrepreneurs en construction à travers le système du 2% sur leurs contrats municipaux. La Commission avait alors exhibé les milliers de billets de banque que le témoin avait remis en mars lors d'un interrogatoire avec les enquêteurs.

À la suite de ce énième rebondissement de l'enquête publique, l'UPAC s'est adressée à la Cour du Québec pour obtenir un mandat de perquisition auprès de la commission Charbonneau afin de récupérer ces fonds. Tant l'UPAC que la Commission assurent que la démarche n'est pas un signe de mésentente, mais sert simplement à assurer que l'argent puisse être éventuellement utilisé lors d'un procès.

« Ça vient légaliser la saisie, ça n'a rien à voir avec la collaboration », assure Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC. Cette requête s'inscrit d'ailleurs dans la foulée du projet Honorer, dans lequel 37 personnes ont été arrêtées à Laval le 9 mai dernier. Arrêté dans cette frappe, Pierre Lambert fait face à 6 chefs d'accusation pour fraude et corruption. Les policiers disent poursuivre leur enquête sur le système lavallois.

« C'est un processus légal. Il faut qu'ils déterminent la chaîne de possession de l'argent et c'est la façon légale de le faire. La collaboration est excellente entre l'UPAC et la Commission », indique un porte-parole de l'enquête publique, Richard Bourdon.

Bref, les policiers n'ont pas eu à défoncer la porte de la Commission ce matin quand ils se sont présentés à ses locaux. En fait, la procédure était avant tout administrative puisque l'argent ne se trouvait même pas sur place. Les montants avaient en effet été déposés dans un compte en fidéicommis d'une banque et ont simplement été transférés au moment de la perquisition.

La Presse a par ailleurs appris que des « discussions sont en cours » au sujet des autres sommes remises à l'enquête publique. Rappelons que deux fonctionnaires à la retraite de la Ville de Montréal, Gilles Surprenant et Luc Leclerc, ont remis en octobre dernier un total de 212 800$. Le duo n'a toutefois pas été accusé pour l'instant. Ils font toutefois face à des recours de la Ville de Montréal.

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