Jacques Duchesneau appuie la stratégie de la Commission

Selon Jacques Duchesneau, la commissaire a un plan...

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Selon Jacques Duchesneau, la commissaire a un plan de match défini.

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Denis Lessard
Denis Lessard
La Presse

(Québec) Jacques Duchesneau, ancien responsable de l'escouade anti-collusion du ministère des Transports devenu député de la Coalition avenir Québec, appuie les orientations que la juge France Charbonneau a données à la commission d'enquête sur la corruption dans l'industrie de la construction.

«On s'est fait voler pendant 30 ans, on paye, il est temps d'aller au fond de ça», a-t-il dit. Il ne serait pas inacceptable, selon lui, que la Commission dépasse l'échéance prévue de son mandat - elle doit remettre son rapport en octobre 2013.

À son avis, la commissaire a un plan de match défini. «C'est difficile à ce moment-ci de porter un jugement, on n'a pas le portrait d'ensemble. Je crois sincèrement que la juge Charbonneau fait un bon travail», estime l'ancien chef de la police de Montréal.

Le travail de la Commission a été attaqué sévèrement hier parce que, durant les deux derniers jours, une longue liste de noms a été divulguée - des politiciens, des administrateurs publics ou des entrepreneurs, stigmatisés publiquement parce qu'ils s'étaient rendus au club privé 357C, dans le Vieux-Montréal, pour dîner avec différents acteurs du milieu de la construction. «Quand j'ai comparu devant la commission Charbonneau, les gens étaient impatients parce qu'il n'y avait pas suffsamment de noms. Maintenant, il y a trop de noms !» ironise Jacques Duchesneau.

«Ce genre de travail prend du temps, on verra à la fin. Je ne pavoiserais pas en disant "je suis innocent" ! Prenez Pierre Duhaime (ex-président de SNC-Lavalin, arrêté mercredi), il a été accusé et il était le premier à dénigrer mon rapport», dit-il encore.

Selon lui, les membres du gouvernement ne devraient pas se rendre à ce club. «Si j'étais membre du gouvernement, je dirais aux gens de venir à mon bureau», a-t-il dit, une allusion aux rencontres qu'y ont eues Line Beauchamp et Tony Tommassi avec des entrepreneurs en vue de Montréal. «Il y a les noms, mais aussi les dates et les circonstances», dit M. Duchesneau. Il cite l'exemple de l'une des rencontres que Mme Beauchamp a eues, deux jours après le déclenchement des élections en 2007. «Pourquoi rencontrer ces gens deux jours après le déclenchement ? C'est une question, je n'ai pas de réponse !»

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