Housakos «surpris» d'être nommé à la Commission Charbonneau

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(Ottawa) Le sénateur Léo Housakos s'est dit «surpris» et «choqué» d'être mis en cause par la Commission Charbonneau, mercredi. Et il contredit certains éléments du témoignage livré à son sujet par l'enquêteur Erick Roy, de l'escouade Marteau.

«Le fait que j'ai travaillé pour une firme d'ingénieurs, le fait je me suis impliqué dans le financement de partis politiques et le fait que je suis un politicien aujourd'hui, ça ne dit pas que je suis une personne croche», a affirmé le sénateur conservateur en entrevue téléphonique.

En matinée, l'enquêteur Roy a affirmé qu'en mai 2007, M. Housakos, alors ingénieur à la firme BPR, a été invité au club 357c par Bernard Poulin du Groupe SM. M. Housakos a également eu un tête-à-tête avec l'entrepreneur Paolo Catania en avril 2008, soit quelques mois avant d'être nommé au Sénat par le premier ministre Stephen Harper.

M. Housakos était bien membre du 357c à l'époque, et il confirme avoir rencontré ces deux hommes. C'est d'ailleurs M. Catania qui l'avait introduit au club quelques années auparavant.

«Je ne me rappelle pas les enjeux et les discussions qu'on a eues il y a cinq ans, indique-t-il. La seule chose que je peux dire pour être clair, c'est que je n'ai eu aucun lien commercial, aucun lien d'affaires, ni avec M. Catania, ni avec M. Poulin.»

Le sénateur contredit deux éléments du témoignage d'Erick Roy à son sujet. D'abord, il ne se souvient pas d'avoir rencontré au club le responsable du financement d'Union Montréal, Bernard Trépanier, surnommé «Monsieur 3%». Et il nie y avoir rencontré l'entrepreneur Joe Borsellino à l'occasion d'un cocktail de financement qu'il a organisé pour l'Action démocratique du Québec.

«J'ai organisé plusieurs activités au 357c à l'époque, a relaté le sénateur. Mais à aucun moment M. Borsellino n'était à un de mes événements. Et à aucun moment je n'ai été avec lui à un déjeuner ou un souper. Je n'ai jamais vu M. Borsellino au club 357c.»

Jamais contacté

Léo Housakos affirme qu'il n'a jamais été contacté par les enquêteurs de la Commission Charbonneau. Il se dit entièrement disposé à collaborer s'il est sollicité.

Bien qu'il n'ait pas un souvenir précis des rencontres qu'il a eues avec MM Catania et Poulin, M. Housakos affirme qu'il est «fort probable» qu'il ait été question de financement politique.

«J'étais président de la commission des finances de l'ADQ à l'époque, rappelle-t-il. J'adore la politique et je suis un bon collecteur de fonds.»

À la Chambre des communes, le Nouveau Parti démocratique a souligné que les rencontres de M. Housakos au club ont eu lieu à la même époque qu'une conversation téléphonique entre Bernard Poulin et l'homme d'affaires Tony Accurso. Dans cette conversation, révélée lors de la dernière campagne électorale, les deux hommes d'affaires disent miser sur l'influence de M. Housakos et sur celle de Dimitri Soudas, l'ancien collaborateur de M. Harper, pour obtenir la nomination de Robert Abdallah à la tête du Port de Montréal.

«Il y a beaucoup de choses à démêler, a indiqué le député Alexandre Boulerice, critique néo-démocrate en matière d'éthique. Je ne suis pas policier, je ne suis pas enquêteur, mais je demande des comptes au gouvernement parce que c'est leur gars, Léo Housakos. C'est eux qui l'ont nommé au Sénat alors peut-être qu'ils savent des choses.»

Léo Housakos affirme qu'il n'a jamais été question de M. Abdallah dans ses rencontres avec MM Poulin et Catania.

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