Pas de nouvelles mesures pour le contrôle des armes pour l'instant, dit Couillard

Est-ce que des nouvelles mesures s'imposent dans la... (Paul Chiasson, archives PC)

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Est-ce que des nouvelles mesures s'imposent dans la foulée de la tragédie de dimanche ? « C'est trop tôt pour le dire », a répondu M. Couillard.

Paul Chiasson, archives PC

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(Québec) Il est « trop tôt » pour savoir si de nouvelles mesures s'imposent pour resserrer le contrôle des armes à feu, a affirmé le premier ministre Philippe Couillard, jeudi, quatre jours après la tuerie qui a fait six morts dans une mosquée de la capitale.

Le premier ministre Philippe Couillard a convenu qu'il existe au sein de la société québécoise un consensus social « très, très clair » sur le contrôle des armes. Son gouvernement avait d'ailleurs adopté l'an dernier un projet de loi pour créer un registre québécois des armes d'épaule, afin de remplacer celui qu'avait aboli le gouvernement Harper.

Est-ce que des nouvelles mesures s'imposent dans la foulée de la tragédie de dimanche ? « C'est trop tôt pour le dire », a répondu M. Couillard.

Le présumé auteur de l'attentat contre le Centre culturel islamique de Québec, Alexandre Bissonnette, aurait pénétré dans le bâtiment muni de deux armes à feu : un pistolet 9 mm et une carabine. Rien n'indique qu'il les avait obtenues illégalement.

Or, plusieurs avaient observé le comportement islamophobe de l'accusé dans les mois précédant le drame. Une source proche de l'enquête a révélé que le jeune homme était hostile envers les membres de la communauté musulmane. Il a aussi été identifié comme un « troll » qui se livrait à du harcèlement en ligne par le gestionnaire de la page internet Bienvenue aux réfugiés.

Les autorités disposent de mécanismes « beaucoup plus sophistiqués que par le passé » pour identifier des internautes au comportement suspect, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

En revanche, il est impossible pour l'État de suivre à la trace toutes les activités des détenteurs d'armes à feu.

« Regardons la réalité en face, a dit M. Coiteux. On ne va pas vivre dans un État policier où il y aura un mouchard dans chaque ordinateur de chaque citoyen pour capter chacun de ses propos et chacune des choses qu'il aurait écrits avec son clavier. On n'est pas dans cette société-là. »

Projet de loi 62

Par ailleurs, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a affirmé qu'elle espère toujours faire adopter le projet de loi 62 qui balise les accommodements religieux et qui empêcherait de donner ou recevoir des services de l'État avec un voile intégral.

« J'espère que les débats nous permettront de le faire, a dit Mme Vallée. Je ne peux pas présumer non plus des intentions de mes collègues, critiques de l'opposition, qui travaillent sur le dossier avec moi. C'est sûr que de notre côté, l'objectif était d'aller de l'avant avec ce projet-là et de poursuivre les démarches. »

Cette pièce législative a été maintes fois critiquée par l'opposition, qui souhaite que le gouvernement interdise le port des signes religieux ostentatoires à certains fonctionnaires. Mme Vallée a dit espérer que le débat « va s'élever un peu ».




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