La GRC avertie des risques d'attaques une semaine avant l'attentat d'Ottawa

Le 22 octobre 2014, un jeune Canadien avait... (PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le 22 octobre 2014, un jeune Canadien avait tué un militaire en faction devant le monument aux morts d'Ottawa avant de s'engouffrer, arme à la main, dans le Parlement où il avait été abattu peu après.

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Agence France-Presse
Ottawa

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'a pas renforcé la sécurité malgré les alertes concernant de possibles attaques par des individus radicalisés, qui lui avaient été transmises moins d'une semaine avant l'attaque au Parlement d'Ottawa l'an dernier, a révélé mercredi CBC.

Le 22 octobre 2014, un jeune Canadien avait tué un militaire en faction devant le monument aux morts d'Ottawa avant de s'engouffrer, arme à la main, dans le Parlement où il avait été abattu peu après.

Par deux fois, les 17 et 18 octobre, la GRC a été destinataire de notes prévenant d'encouragements soutenus du groupe État islamique (EI) pour mener des attaques contre des pays occidentaux, dont le Canada, selon CBC, qui s'appuie sur des documents obtenus dans le cadre d'une loi d'accès à l'information.

La première note du service de renseignements (SCRS), transmise le 17, signalait que des «actes de terrorisme pourraient se produire» et remontait de faible à moyen le niveau d'alerte pour la première fois en 4 ans.

Le 18, dans une circulaire, la GRC indiquait elle-même que le groupe EI encourageait «activement les djihadistes dans le monde occidental à lancer des attaques contre des membres des forces de sécurité des pays engagés dans les combats contre nos troupes».

Au Québec le 20 octobre, un jeune qui s'était vu interdire de quitter le Canada pour rejoindre les rangs djihadistes renversait à bord de sa voiture deux soldats, dont un mortellement, dans un stationnement à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Après cette attaque, la GRC émet un nouvel avertissement le 21 octobre afin que les policiers prennent des mesures nécessaires pour se protéger après les menaces de l'EI.

Quand Michael Zehaf-Bibeau est arrivé aux abords du Parlement le matin du 22 octobre, les policiers étaient à court d'effectifs.

Sur le nombre théoriquement requis de policiers pour assurer la sécurité du périmètre du Parlement, où se trouve également les bureaux du premier ministre, il manquait 29 policiers, selon le rapport d'enquête interne sur les événements d'octobre.

Jeudi, une cérémonie de commémoration est organisée au monument aux morts à Ottawa.

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