Big Brother plus présent que jamais

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Frédéric Abenaim croit que 80% des entreprises auront recours à des caméras de surveillance d'ici 2020.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Hugo Meunier
Hugo Meunier
La Presse

Est-ce que Big Brother fait encore peur aujourd'hui? Pas selon des spécialistes, qui disent faire des affaires d'or.

«On fait 15 fois plus de chiffre d'affaires qu'il y a 15 ans. Il y a eu une immense démocratisation de la vidéosurveillance. La preuve: on peut acheter des caméras pour 200$ dans des magasins à grande surface», a souligné Frédéric Abenaim, d'iMotion sécurité.

Même constat du côté de l'entreprise familiale GMS Système de sécurité, qui installe des caméras de surveillance dans les commerces et résidences de la région d'Ottawa et Gatineau. «Nos ventes de systèmes de caméras ont facilement doublé, voire triplé, depuis trois ans. Il y a notamment une grosse hausse dans les petits commerces», a indiqué le directeur général Phillip Gauthier. Selon lui, les caméras servent désormais autant à prévenir les vols qu'à sécuriser les employeurs. «Ils peuvent par exemple s'assurer que les employés travaillent conformément aux normes de sécurité sur les lignes de montage.»

Une réalité impensable il y a tout juste 10 ans, lorsque la Ville de Montréal et la police avaient lancé le projet-pilote Robocam dans la rue Saint-Denis. Plusieurs caméras avaient alors été installées entre la rue Sherbrooke et le boulevard René-Lévesque pour contrer le trafic de drogue. Les commerçants avaient salué l'initiative, mais des voix s'étaient élevées pour dénoncer ce qu'elles considéraient comme une atteinte à la vie privée.

Des voix qui se sont aujourd'hui pratiquement éteintes puisque des caméras sont perchées aux quatre coins de la ville. «Il n'y a pas de risque associé à la vie privée des gens. On n'en a, à la limite, rien à foutre, du quotidien des gens. C'est l'anormalité qui nous intéresse», lance Frédéric Abenaim.

Et de toute façon, la tendance sera difficile à renverser, résume M. Abenaim. «Si les caméras étaient présentes dans moins de 2% des entreprises il y a 15 ans, elles le sont selon moi dans plus de 25% d'entre elles aujourd'hui. On s'attend à ce que 80% des entreprises soient consommatrices de caméras d'ici 2020.»

C'est sans compter la volonté municipale d'augmenter la vidéosurveillance. En début d'année, le maire Denis Coderre a en effet dit qu'il voulait lancer le débat sur l'installation de caméras de surveillance extérieure, en marge d'une série d'incidents survenus dans le Village gai.

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