Les organismes musulmans veulent aider à contrer la radicalisation

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De nombreux organismes musulmans québécois ont senti le besoin de condamner les attentats cette semaine, craignant la stigmatisation.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Comment deux personnes démunies qui ont flirté avec la religion musulmane ont-elles pu se radicaliser au point de tuer au nom de l'islam? Plusieurs musulmans se posent la question ces jours-ci, et bon nombre d'organismes ont décidé d'organiser une rencontre lundi prochain pour comprendre comment elles peuvent collaborer pour empêcher ces personnes troublées de basculer dans la radicalisation.

C'est à la demande de membres de la communauté musulmane montréalaise, qui est fortement ébranlée par les attentats commis cette semaine, que l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité (AMAL-Québec) et le Congrès maghrébin au Québec ont décidé d'organiser la conférence-débat «Violence au nom de l'Islam, quels impacts sur les communautés musulmanes et quelles actions entreprendre?»

Martin Couture-Rouleau et Michael Zehaf Bibeau avaient en commun de ne pas avoir grandi dans la foi musulmane. Ces deux jeunes hommes éprouvaient de graves problèmes au moment de leur conversion. Haroun Bouazzi, président d'AMAL-Québec, insiste pour dire que ce n'est pas l'islam qui a mis ces jeunes hommes sur la voie de la radicalisation.

«Si une personne est démunie au point de se faire convertir sur YouTube, de foncer sur une personne en voiture... cette personne ne peut être sauvée par la religion musulmane», explique-t-il.

«Ces gens connaissaient mal l'islam», souligne Kathy Malas du Forum musulman canadien. Il faudra discuter de la façon de contrer la radicalisation, faire davantage d'éducation spirituelle.»

Peur de la stigmatisation

Un autre sujet qui sera abordé lundi, c'est la crainte de la stigmatisation. «Il faut éviter les amalgames. Les deux personnes qui ont commis des attentats ne faisaient pas partie de la communauté maghrébine, souligne Monsef Derraji, président du Congrès maghrébin au Québec. Et pourtant, dit-il, les Mohamed ont beaucoup de difficulté à se trouver un emploi.»

Les organisations musulmanes avec lesquelles La Presse a pris contact ont d'ailleurs constaté une recrudescence de propos islamophobes sur les réseaux sociaux cette semaine.

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