Obama promet l'aide des États-Unis au Canada

Barack Obama a exprimé la solidarité des États-Unis... (PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Barack Obama a exprimé la solidarité des États-Unis avec le Canada à la suite de l'attentat d'hier, qui s'est déroulé à un endroit «familier» pour le président américain, qui avait visité Ottawa et le parlement canadien en 2009.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(NEW YORK) Tout en affirmant que les États-Unis étaient «secoués» par les «attaques odieuses» dont Ottawa a été la cible hier, Barack Obama a assuré au Canada le soutien de son pays dans l'enquête sur cette affaire qui a monopolisé l'attention des médias américains en raison de ses liens possibles avec le terrorisme et de ses aspects spectaculaires.

Le président américain s'est exprimé dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à la fin d'une journée au cours de laquelle le FBI s'est attelé à la tâche de déterminer si Michael Zehaf-Bibeau, le tireur abattu dans l'enceinte du parlement, était lié à des groupes terroristes.

Vigilance accrue

Le FBI a également demandé à tous ses bureaux locaux de redoubler de vigilance, leur rappelant les appels récents du groupe État islamique (EI) à attaquer les forces de l'ordre et les militaires américains. Le gouvernement américain a également renforcé les mesures de sécurité de divers sites, dont la tombe du Soldat inconnu au cimetière national d'Arlington et son ambassade à Ottawa.

«Il est très important pour nous de reconnaître que, s'agissant de la façon de faire face aux activités terroristes, le Canada et les États-Unis sont sur la même longueur d'onde», a déclaré Barack Obama après s'être entretenu brièvement avec Stephen Harper au téléphone.

«Nous l'avons été dans le passé et j'ai la conviction que nous le demeurerons à l'avenir. Et le premier ministre Harper a beaucoup apprécié l'expression de la préoccupation du peuple américain.»

Le président américain a rappelé qu'il connaissait bien les lieux des fusillades, ayant visité l'édifice du parlement canadien en février 2009.

«Cet endroit m'est familier, a-t-il déclaré. Je me souviens d'y avoir été accueilli avec chaleur.»

«Évidemment, nous sommes secoués par [les fusillades]. Mais nous allons nous assurer de rester aux côtés du Canada», a-t-il ajouté.

Représailles attendues

Les États-Unis s'attendaient à des actes de vengeance des djihadistes après leur déclaration de guerre contre le groupe État islamiste. Au lendemain des premières frappes de la coalition arabo-américaine en Syrie, le directeur du FBI James Comey avait affirmé n'entretenir «aucun doute» sur la volonté des combattants de l'EI de «faire quelque chose en représailles aux actions de l'Amérique et de ses alliés».

«Je suis certain qu'ils désirent trouver un moyen de frapper ici. La logique, s'ils aspirent à devenir les chefs de file du djihad mondial, est qu'ils ne peuvent pas y parvenir sans frapper l'Amérique. Je n'ai absolument aucun doute que, s'ils avaient la capacité de mener des attaques sophistiquées simultanées comme celles perpétrées le 11-Septembre, ils le feraient.»

Selon James Comey, l'objectif de l'EI est de «tuer ou de brutaliser des Américains innocents».

Recrutement de l'EI

Le directeur du FBI avait également exprimé son inquiétude au sujet des combattants recrutés aux États-Unis pour aller renforcer les rangs de l'EI en Syrie et en Irak. Un tel recrutement a peut-être mené vendredi trois adolescentes américaines d'origine somalienne et soudanaise, dont deux soeurs, à voyager de Denver à Francfort, en Allemagne, avec pour objectif de poursuivre leur route vers la Turquie.

Selon leurs comptes Twitter, elles voulaient rejoindre l'EI en Syrie. Elles ont cependant été interceptées à Francfort et rapatriées dimanche chez elles à Denver, où des agents du FBI les attendaient.

Les parents des soeurs d'origine somalienne, âgées de 15 et 17 ans, avaient contacté la police vendredi soir après avoir constaté la disparition de leurs passeports et d'une somme de 2000$ en argent liquide.

«Les mineures sont saines et sauves et ont retrouvé leurs familles», a déclaré hier la porte-parole du FBI à Denver, Suzie Payne, refusant d'en dire plus sur l'enquête du FBI les concernant.

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