Obama condamne des «attaques odieuses»

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Barack Obama a déclaré que «tout le monde était ébranlé» par la fusillade «tragique» au Canada.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Alexander Panetta
La Presse Canadienne
WASHINGTON

La fusillade à Ottawa a attiré l'attention à travers le monde, mercredi, alors que le président américain Barack Obama a été tenu au courant des développements et s'est entretenu brièvement avec le premier ministre Stephen Harper.

Le gouvernement américain a accru les mesures de sécurité à divers endroits, incluant à son ambassade à Ottawa et apparemment à la tombe du soldat inconnu au cimetière national d'Arlington, près du centre-ville de Washington.

M. Obama s'est entretenu par téléphone avec le premier ministre Stephen Harper quelques heures après le drame. Un porte-parole du président américain a amorcé le point de presse quotidien à la Maison-Blanche avec des condoléances, alors que la nouvelle de la fusillade se répandait à travers le monde.

«Avant de répondre à vos questions, je voudrais aborder les tristes nouvelles provenant du Canada, a dit le secrétaire de presse de M. Obama, Josh Earnest. Les pensées et les prières de tout le monde ici à la Maison-Blanche vont aux familles de ceux qui ont été affectés par la fusillade d'aujourd'hui (mercredi) au Canada, de même qu'à la famille du soldat ayant été tué plus tôt cette semaine.»

Le porte-parole a réitéré que le Canada représentait pour les États-Unis un ami et partenaire de grande valeur. M. Earnest a affirmé que les responsables gouvernementaux américains avaient été en relation étroite avec leurs homologues canadiens.

M. Obama a déclaré par la suite que «tout le monde était ébranlé» par la fusillade «tragique» au Canada, et qu'il n'y avait pas d'information sur les motifs. Il a condamné ces «attaques odieuses».

Le président américain a ajouté qu'à mesure que les informations se précisent sur la fusillade, ces renseignements seront pris en compte dans les considérations de sécurité aux États-Unis.

«J'ai eu l'occasion de me rendre au parlement à Ottawa. Je connais très bien le secteur», a relaté M. Obama, qui avait réalisé son premier voyage officiel à l'étranger à titre de président dans la capitale canadienne, en février 2009.

«Je me remémore à quel point j'avais été accueilli chaleureusement et à quel point les gens étaient merveilleux. Et bien sûr, nous sommes tous ébranlés par ce qui vient de se passer. Mais nous allons faire tout en notre possible pour nous assurer d'être aux côtés du Canada durant cette période difficile», a aussi exprimé M. Obama.

Tout en disant que les détails de la fusillade demeuraient incertains, M. Obama a dit juger très important pour le Canada et les États-Unis de maintenir une collaboration étroite lorsqu'il est question d'affronter l'activité terroriste.

Le premier ministre britannique, David Cameron, a utilisé Twitter pour exprimer son indignation à l'égard des récents événements au Canada: «Je suis horrifié par l'attaque d'aujourd'hui (mercredi) à Ottawa. J'offre tout mon soutien au (at)pmharper et à la population canadienne alors qu'ils font face à ces événements.»

Par ailleurs, le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) a dit avoir pris des mesures afin de pouvoir réagir dans l'éventualité d'un incident par les airs.

À proximité de la Maison-Blanche, sur l'avenue Pennsylvania, l'ambassade canadienne a indiqué ne pas avoir été fermée, contrairement à ce qu'affirmaient certains médias. Une porte-parole de l'ambassade a déclaré que le personnel avait simplement verrouillé la porte à la suite de l'annonce de la fusillade.

La fusillade dans les médias

Par ailleurs, la fusillade à Ottawa a été la nouvelle qui attirait le plus d'attention dans de nombreux pays, mercredi.

Toutes les chaînes américaines de nouvelles suivaient l'affaire en continu. La nouvelle faisait aussi la une en ligne des principaux quotidiens de plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en France et en Italie.

La manchette principale sur le site du journal français Le Monde était «Le centre-ville d'Ottawa bouclé après une double fusillade». Le site de La Repubblica, en Italie, présentait différents articles sous la manchette «Canada Sotto Attacco» («Le Canada sous attaque»).

La nouvelle a même fait la une en Turquie, où les combats entre la coalition internationale et le groupe armé État islamique font rage de l'autre côté de la frontière, en Syrie.

Certains médias étrangers ont instantanément tiré des conclusions sur un lien terroriste - malgré l'absence de déclaration officielle sur le motif de ces attaques.

Le Daily Telegraph, au Royaume-Uni, s'est demandé «comment un oasis de tranquillité a pu devenir un terreau fertile pour les terroristes». Le site d'information Daily Beast, aux États-Unis, a déclaré en manchette que «le terrorisme a mis fin à l'innocence du Canada».

Plusieurs politiciens canadiens ayant été témoins des événements sur la colline du Parlement ont pris part à des émissions d'information aux États-Unis pour relater ce qu'ils ont vu. Le député néo-démocrate Charlie Angus a décrit avoir entendu des tirs de la salle où se trouvaient des membres de l'opposition durant la rencontre hebdomadaire du caucus.

M. Angus a dit à Fox News que les Canadiens ne seraient pas intimidés par ce genre d'acte.

«Nous ne laisserons pas des »punks«, des fous ou des terroristes nous intimider. Cela n'arrivera pas, a dit le député néo-démocrate au réseau américain. Nous ne plions pas (face à ce genre d'attaque).»

Sur les ondes de la chaîne américaine CNN, un des animateurs posait sans cesse la même question: comment un homme armé peut-il entrer aussi facilement dans l'édifice du parlement ?

Un analyste a d'ailleurs fait remarquer que cette affaire relancerait à Ottawa le même genre de discussions qui ont eu lieu aux États-Unis après qu'un homme armé d'un couteau a pu franchir les grilles de la Maison-Blanche et s'introduire dans l'édifice où résident le président américain et sa famille.

Cet événement avait été suivi d'une série d'autres articles sur des brèches de sécurité, qui avaient mené à la démission de la chef du Secret Service, le service responsable de la sécurité du président et de sa famille.

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