La psychiatre a rendu un diagnostic «subjectif», dit la Couronne

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La psychiatre Dominique Bourget (au centre) témoigne au soutien de la défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux présentée par Guy Turcotte.

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Affaire Guy Turcotte

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Affaire Guy Turcotte

L'ex-cardiologue Guy Turcotte est accusé de la mort de ses enfants, Olivier, cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans. »

La Couronne estime que la psychiatre retenue par la défense pour évaluer Guy Turcotte, a rendu un « diagnostic clinique subjectif », et affirme qu'un autre psychiatre pourrait arriver à un diagnostic différent.

« Votre jugement clinique, ce n'est rien de plus que votre opinion », s'est exclamé Me René Verret, ce matin, alors qu'il poursuivait un contre-interrogatoire extrêmement serré de la Dre Dominique Bourget, à St-Jérôme.

Mme Bourget estime que Guy Turcotte était atteint d'une maladie mentale grave (un trouble d'adaptation avec anxiété et humeur dépressive) et qu'il était incapable de formuler une intention de tuer, quand il a tué ses enfants, le 20 février 2009. Elle a rendu deux rapports qui vont en ce sens, un en février 2011, avant le premier procès, et un second, intitulé rapport complémentaire, le 24 octobre dernier.

La Dre Bourget estime que le passage à l'acte résulte d'une combinaison de la maladie mentale, du raptus suicidaire, et de la consommation de lave-glace, qui aurait ajouté à la confusion de son esprit.

Depuis jeudi dernier, Me Verret tente de démontrer que Guy Turcotte n'était pas aussi malade mentalement que la psychiatre le dit. Il en veut pour preuve différents agissements de Guy Turcotte, avant et après les événements, ainsi que ses paroles et même ses écrits. Lundi, Me Verret a lu des parties des courriels que M. Turcotte a envoyés à Isabelle Gaston, quelques heures avant le drame. Ceux-ci montrent qu'il était frustré du fait que Martin Huot prenait « SA place » auprès de « SA femme » et de « SES enfants », dans « SA maison », a suggéré Me Verret. 

La Dre Bourget a reconnu que M. Turcotte avait énormément de difficulté à accepter cela. « Ce sont des éléments de stress que j'ai relevés », a ajouté Mme Bourget.

Me Verret remet aussi en question le fait que Guy Turcotte a consommé du lave-glace avant de tuer les enfants, comme le croit la Dre Bourget. Le procureur a suggéré que M. Turcotte a pu décider de faire un suicide élargi, c'est-à-dire tuer ses enfants, pour se suicider ensuite. M. Turcotte soutient que c'est seulement lorsqu'il se voyait mort, après avoir consommé du lave-glace, qu'il a décidé d'amener ses enfants avec lui, pour leur éviter de le trouver mort. La Dre Bourget adhère tout à fait à cette théorie.  

Me Verret n'a pas caché son agacement devant les réponses interminables que la psychiatre lui a servies, tout au long du contre-interrogatoire.  « Vous n'avez pas répondu à ma question, je vais la reposer », a souvent réagi le procureur. 

Le procès se poursuit. Rappelons que Guy Turcotte est accusé des meurtres prémédités de ses deux enfants. Il admet avoir tué ses enfants, mais présente une défense de non responsabilité criminelle pour cause de maladie mentale.

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