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Élections: les partis politiques invités à se prononcer sur la pauvreté

Selon le porte-parole du Collectif pour un Québec... (Archives La Presse, Olivier Pontbriand)

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Selon le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté , la pauvreté requiert l'attention de tous les partis et exige des engagements forts et ambitieux de leur part.

Archives La Presse, Olivier Pontbriand

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La Presse Canadienne

À quelques semaines du déclenchement officiel de la campagne électorale, le Collectif pour un Québec sans pauvreté demande aux partis politiques de faire connaître leurs propositions en matière de lutte à la pauvreté.

Le Collectif a fait parvenir une lettre aux quatre formations représentées à l'Assemblée nationale, leur demandant de divulguer leurs engagements pour éradiquer la pauvreté, avant la fin du mois d'août. Les réponses obtenues seront alors dévoilées au grand public.

Une dizaine de questions leur sont posées, notamment sur le salaire minimum, le programme de revenu de base, l'aide sociale, et les pensions alimentaires.

Selon le porte-parole de l'organisme, Serge Petitclerc, la pauvreté requiert l'attention de tous les partis et exige des engagements forts et ambitieux de leur part parce qu'elle hypothèque « la vie et la dignité ».

Les plus récentes statistiques du Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion du ministère québécois de l'Emploi révèlent que bon an, mal an, environ un Québécois sur dix n'a pas des revenus suffisants pour combler ses besoins de base.

Trois suggestions

En entrevue avec La Presse canadienne, Serge Petitclerc a suggéré aux partis politiques trois mesures « assez simples ».

Selon lui, ils devraient promettre de s'attaquer à ce qu'il qualifie de « détournement » des pensions alimentaires destinées aux enfants d'assistés sociaux et des étudiants qui reçoivent des prêts et bourses du gouvernement.

Les principales formations politiques s'étaient pourtant toutes engagées à le faire à plusieurs reprises en votant des motions à l'unanimité, a-t-il soutenu.

Depuis « au moins 20 ans », les pensions alimentaires sont considérées comme un revenu dans le calcul de l'aide financière et sont déduites du montant versé au parent, ce qui a nécessairement un impact sur l'enfant, selon M. Petitclerc.

Le porte-parole du Collectif propose également aux partis politiques de s'engager à ce que le revenu minimum garanti soit appliqué et étendu à un plus grand nombre de personnes.

La loi sur le revenu de base a été adoptée à la mi-mai, mais le règlement qui en précise le fonctionnement n'a toujours pas été déposé.

« Tu as beau avoir une voiture, elle ne roulera pas si elle n'a pas d'essence », a lancé M. Petitclerc.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté souhaite enfin que le prochain gouvernement renonce à imposer des pénalités financières aux assistés sociaux qui refusent de participer au programme Objectif Emploi.

Cette réforme de l'aide sociale du gouvernement de Philippe Couillard vise à inciter les assistés sociaux à accéder au marché du travail.

La pauvreté et les inégalités socioéconomiques doivent être abordées durant la campagne électorale, a-t-il insisté, les qualifiant « d'enjeux fondamentaux dans une société aussi riche que la nôtre ».




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