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Itinérantes: un manque de places dans les refuges à Montréal

En mars dernier, Le Chaînon et le Pavillon... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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En mars dernier, Le Chaînon et le Pavillon Patricia Mackenzie - un autre organisme venant en aide aux itinérantes - avaient diffusé une lettre ouverte pour dénoncer le financement qu'ils jugent inéquitable entre les organismes pour les femmes.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

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Vicky Fragasso-Marquis, Louis Cloutier
La Presse Canadienne

Il manque de places dans les refuges pour femmes itinérantes à Montréal, constatent deux organismes; l'un d'entre eux a récemment dû refuser des femmes pendant la nuit, en raison du manque de ressources pendant la période estivale.

La rue des Femmes et Le Chaînon accueillent tous deux des femmes en situation d'itinérance, qui sont particulièrement vulnérables lorsqu'elles se retrouvent seules la nuit dans la grande ville.

«Elles vont aller dormir dans des fonds de ruelle. Les femmes nous demandent des listes où on pense que ce serait plus sécuritaire de dormir dans la rue. Ça n'a pas de bon sang», raconte Léonie Couture, directrice générale de La rue des Femmes.

Au début du mois de juin, son organisation a dû commencer à refuser des femmes, la nuit, parce que les subventions octroyées par le gouvernement pour l'hiver et le printemps se sont épuisées. Le gouvernement aide l'organisme en hiver étant donné les dangers de laisser au froid des itinérantes.

Mais comme chaque été, lorsque le temps chaud revient, La rue des Femmes est contrainte de maintenir ses services d'urgence, avec seulement quelques lits disponibles.

«Oui, le froid, c'est un ennemi pour tout le monde, mais les agressions, la violence, c'est encore pire au printemps», déplore Mme Couture.

La directrice générale du Chaînon, Marcèle Lamarche, reconnaît qu'il manque de place pour les femmes à court et long terme dans la métropole. Son organisme accueille 66 femmes, et il n'aurait pas la capacité d'offrir plus de lits.

Et selon Mme Lamarche, la solution ne devrait pas passer par les autres organismes d'itinérants pour les hommes. «L'itinérance au féminin est complètement différente du phénomène de l'itinérance chez les hommes, soutient-elle. Ce qu'on organise, ce sont des commissions itinérantes pour consulter. On n'a pas besoin d'être consultés, le problème est connu, et il faudrait qu'on s'assoie pour commencer à se mettre en mode solution.»

Meilleur partage des subventions

Mme Lamarche affirme que de nouvelles subventions seraient les bienvenues pour les organismes venant en aide aux femmes, mais il faudrait aussi selon elle mieux équilibrer le financement entre les ressources elles-mêmes. Le Chaînon est désavantagé en ce moment, plaide-t-elle.

Les subventions gouvernementales de l'organisme ne représentent que 8 % de son budget, ce qui est «ridicule», dit-elle.

«Avant de développer des nouvelles ressources, il faut qu'on d'abord qu'on me subventionne à la hauteur de ce que je fais actuellement.»

En mars dernier, Le Chaînon et le Pavillon Patricia Mackenzie - un autre organisme venant en aide aux itinérantes - avaient diffusé une lettre ouverte pour dénoncer le financement qu'ils jugent inéquitable entre les organismes pour les femmes.

Mais selon eux, les organismes pour les femmes seraient aussi moins financés que les organismes pour les hommes.

«Dans le Montréal de 2018, qui pour la première fois vient de porter une femme à la tête de la métropole, il est scandaleux qu'un service de santé et de service social soit financé différemment selon que ses usagers soient des hommes ou des femmes», avaient écrit Mme Lamarche et Florence Portes, du Pavillon Patricia Mackenzie.




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