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Appareils de loterie vidéo: l'opération de retrait entre dans sa dernière phase

Les 200 exploitants de bars qui ont reçu... (Photo Martin Tremblay, archives La Presse)

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Les 200 exploitants de bars qui ont reçu leur lettre cette semaine se verront retirer les 500 derniers appareils du plan de réduction annoncé par Québec.

Photo Martin Tremblay, archives La Presse

(QUÉBEC) Sans tambour ni trompette, Loto-Québec a enclenché cette semaine la dernière phase du retrait d'appareils de loterie vidéo (ALV) entrepris il y a un an après une série de reportages de La Presse. Pas moins de 200 propriétaires de bars ont reçu une lettre les prévenant que leurs appareils seraient retirés en 2018.

Pour l'année suivante, ils pourront bénéficier d'une compensation pouvant totaliser 10 millions, parce que Québec souhaite notamment se mettre à l'abri des poursuites judiciaires.

Cette opération « paramétrique » vise à retirer 500 appareils, qui seront sortis des bars au plus tard à la fin de 2018. Il y a un an, le 22 décembre 2016, le ministre des Finances Carlos Leitão, talonné par la Coalition avenir Québec à l'Assemblée nationale, avait annoncé le retrait de 1000 appareils en deux ans. On comptait alors 11 063 appareils dans les bars du Québec. Un an plus tard, on en trouve 500 de moins.

À la fin de 2018, les 1000 machines auront été retirées. « Le plan d'action avance bien et à terme, conformément à celui-ci, soit d'ici le 31 décembre 2018, il restera moins de 9900 ALV dans le réseau des bars de la province », a résumé Loto-Québec en réponse aux questions de La Presse.

Dans une série de reportages, La Presse avait, à la fin de 2016, révélé que l'on observait d'importantes concentrations de ces appareils dans les quartiers défavorisés. 

Québec s'était engagé à en réduire le nombre en tenant compte de plusieurs critères : on applique la règle d'un maximum de deux établissements détenteurs de permis par tranche de 5000 habitants d'un territoire donné et on ne trouvera pas plus de 2 appareils par 1000 habitants.

Comme on l'a indiqué dès le début, on applique des règles particulières aux régions éloignées afin d'éviter que l'éradication totale des appareils ne favorise l'apparition d'une industrie illégale du pari, des sites de jeux illégaux. Loto-Québec s'était lancée dans cette activité de loterie vidéo à la fin des années 90 pour barrer la route aux appareils illégaux, distribués partout en province par le crime organisé.

SELON LE PLAN D'ACTION

Les 200 exploitants de bars qui ont reçu leur lettre cette semaine se verront retirer les 500 derniers appareils du plan de réduction annoncé par Québec. Ils auront au terme de cette opération, après 2018, une commission équivalente à ce qu'ils reçoivent annuellement - entre 15 000 $ et 20 000 $ pour chaque appareil, selon une source proche de Loto-Québec. À 20 000 $, le retrait de 500 machines coûtera 10 millions au Trésor québécois. Pour Loto-Québec, les avis juridiques étaient formels, il fallait permettre à ces tenanciers de « s'ajuster et de réorienter leur offre commerciale ».

Pour le ministre Carlos Leitão, l'opération de retrait des appareils tient compte des clientèles vulnérables.

«Les appareils sont et continueront d'être retirés prioritairement dans les secteurs ayant une problématique de forte concentration d'appareils, zone qui coïncide généralement avec les secteurs où résident les personnes ayant un revenu plus faible ou plus vulnérables.»

Le ministre des Finances Carlos Leitão

Le retrait des appareils se déroule comme prévu. « À mi-chemin de ce plan d'action, on doit saluer les efforts déployés jusqu'à ce jour qui auront permis de retirer plus de 500 appareils. Ces retraits se sont effectués grâce à une application plus stricte des règles de gestion et d'un processus de retrait volontaire », observe le ministre responsable de Loto-Québec.

La société d'État est « parvenue à l'étape des retraits paramétriques. Dans une situation contractuelle semblable, il est normal que des délais soient prévus pour effectuer les retraits de même que les compensations accordées aux propriétaires d'établissement », a expliqué le ministre.

« Il faut prendre en compte les pertes que ces propriétaires pourraient subir suivant le retrait des appareils. » 

« Nous devons prendre les responsabilités qu'il nous incombe pour procéder aux retraits. Ils permettent aussi de nous assurer que le plan d'action pourra être mis en place en diminuant le risque de contestations judiciaires », a ajouté M. Leitão.




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